Français English


Le GUIDO : Le magazine d'Essaouira


LES NEWS D'ESSAOUIRA

+

Les Gazelles d’Essaouira

Cette année encore Essaouira sera représentée au 25ème rallye Aïcha des Gazelle par Sabine Luciani et Marie Deflandre. Elles étaient arrivées, en 2014, à la 2ème place de la catégorie «Première participation 4 x 4» derrière...

+

Conseil provincial du tourisme

C’est en novembre dernier que le nouveau président du Conseil Provincial du Tourisme (CPT) a été élu en la personne de Monsieur Redwane KHANNE. Il est bien connu à Essaouira pour son implication importante dans la vie de la...

LA DERNIERE EDITION

Guido : 46 - EDITO

Le printemps est là, il sera riche de musique et festivités!

Cette année les évènements printaniers, habituellement étallés sur 3 mois, se concentreront sur une très courte période : le rallye Aïcha des gazelles (4 avril), le printemps musical des alizés (23 au 26 avril) et le festival des musiques du monde (14 au 18 mai)

Nos pages seront musicales au travers des 3 festivals de musique organisés chaque année dans la cité des alizés et des instruments qui les font vibrer.

L’actualité est bien triste, la fréquentation touristique est en berne depuis quelques semaines : disparition des vols desservant la ville et l’attentat de Paris auquel s’ajoute celui de Tunis.

Pour les vols, la situation revient à la normale, six vols par semaine avec les dessertes de Paris, Londres et Marseille. Nous ne reviendrons pas sur les attentats tragiques de Charlie Hebdo et de Tunis mais nous ferons un petit détour vers l’histoire de l’islam et du ramadan qui débutera cette année en juin.

Bonne lecture à toutes et à tous et bon printemps.

Guido : 46 - LE «PRINTEMPS MUSICAL DES ALIZÉS»

Ouverte aux quatre vents, Essaouira se devait de faire une place pour les alizés de la musique. Depuis 2001, elle accueille le « Printemps musical des alizés ».

Symbole de paix, de tolérance, de bonheur partagé, le « Printemps des Alizés » dépose sur les remparts un vent de création sans frontière.
La cité célèbre la musique classique, sa vocation première, et navigue harmonieusement entre musique contemporaine, musique yiddish ou tsigane, hébraïque ou latine ou encore musique aux harmonies de jazz ou nobles symphonies. Un rendez-vous que les mélomanes de par le monde ont inscrit sur leur agenda et que les Souiris n’ont eu aucune difficulté à intégrer dans leurs mœurs tranquilles.
Pour cette 15ème édition du Printemps Musical des Alizés, du 23 au 26 avril prochain, au programme, un hommage à trois compositeurs emblématiques de la grande école allemande de la musique classique, à savoir Beethoven, Schumann et Brahms. Un rendez-vous incontournable de la musique de chambre et de l’art lyrique.

Douze concerts sont programmés par Dina Bensaid (directrice artistique du festival). Le concert d’ouverture sera proposé par le Quatuor Hermès. Le Violoncelliste Marc Coppey interprétera le Triple Concerto de Beethoven aux cotés du pianiste Ismaël Margain et du violoniste David Petrlik. Et pour la 1ère fois au Maroc, le Double Concerto de Brahms avec les frères péruviens David et Alexandre Castro-Balbi.

L’Orchestre Philharmonique du Maroc présentera l’opéra de Puccini et Porgy and Bess de Gershwin, avec les jeunes voix d’Axelle Fanyo, Louis Zaïtoun et Edwin Fardini.

L’ensemble Respiro Tango clôturera le festival avec un clin d’œil argentin et latino-américain. Egalement au programme, une pièce inédite du compositeur Graciane Finzi, qui a écrit pour Essaouira une Fantaisie Toccata, concert de piano à quatre mains, dédié au dialogue et à la convergence de toutes nos cultures et qui sera interprété par Joseph Birnbaum et D. Bensaïd.

Guido : 46 - LES GNAOUAS

Esclaves originaires d’Afrique de l’Ouest (Ghana, Guinée et Mali), les Gnaouas (déformation de guinéen), sont arrivés au Maroc au XVIIe siècle sous le règne du sultan Moulay Ismaïl.

Ils étaient au service de maîtres arabes et berbères. Certains ont constitué la première garde noire chérifienne.
La confrérie des Gnaoua d’Essaouira est formée des descendants de ces esclaves ayant participé à la construction de la ville à partir de 1764.
Comme leurs pairs emmenés de force sur l’autre rive de l’Atlantique, les captifs ont développé la tactique du double jeu afin de survivre à leur soumission. Les traditions animistes, les divinités régnant sur le monde visible et invisible, ont été colorées de soufisme et même de judaïsme. La confrérie d’Essaouira est l’une des plus actives du Maroc, et dispose d’une zaouia (sanctuaire).
Membres et adeptes forment ici une confrérie solide, réunie autour de la tombe de leur maître Sidna Bilal, un saint homme qui, en d’autres temps, guérit Fatima, la fille bien-aimée du Prophète. Tous les Gnaoua, qu’ils soient berbérophones ou issus des villes, reconnaissent Sidna Bilal comme leur ancêtre spirituel.

Les Gnaouas pratiquent un rituel nocturne de possession syncrétique et de guérison, la lîlâ de derdeba célébrant le mystère de l’extase (au cours des différents festivals, un public restreint a pu assister à ces rituels, animés par des voyantes-thérapeutes). Durant ce rituel les adeptes possédés par les esprits que le maâlem (maître musicien) appelle avec le luth guembri, tombent en transe, accompagnés par la rythmique puissante des joueurs de qraqeb (crotales en métal).
Mâalem et moqadma (prêtresses), hommes et femmes à la peau souvent très sombre, possèdent la faculté de guérison : ils s’entourent des symboles de la vie et de la mort - le lait (le sperme), les dattes (le sang), le feu (la lumière), le chant. Les qraqeb, les tambours martèlent la marche secrète des univers invisibles durant les lîlâ (nuits) qui durent jusqu’au matin, cérémonies protégées, voire secrètes, qui fêtent la réconciliation des éléments de la vie et établissent l’harmonie des sept couleurs de l’arc-en-ciel.

Habillés d’une longue djellaba et coiffés d’un bonnet de coquillages, ils disposent du guembri (un genre de luth) garni de velours vert et rouge, du tbal (tambour), du mehraz un mortier complété d’un pilon en bois utilisé pour broyer les sept sortes d’encens et le henné nécessaires à la cérémonie, de foulards (bleu foncé, bleu clair, noir, blanc, rouge, vert et jaune, couleurs correspondant aux sept esprits possesseurs), du kumiyya (poignard) et des qraqeb, semblables à de longues castagnettes de fer, ils chanteront et danseront jusqu’à l’épuisement afin de déclencher la transe guérisseuse et d’atteindre l’extase. Au matin, le malade sera guéri. Les Gnawas auront eu raison des djinns. Les longues tresses souvent portées par les Gnaoua ainsi que leur bonnet orné de coquillages, sont un rappel des origines africaines de ces danses-transes rituelles.

Guido : 46 - LES INSTRUMENT DES GNAOUAS

LE GUEMBRI
Instrument de base, traditionnel dans la musique gnawa. Se présente avec une carapace, creusée dans du hêtre, de l’acajou ou du noyer, recouverte de peau de chameau. La peau utilisée est prélevée dans le cou de la bête, le son n’en sera que plus sec, plus fort, meilleur. Le manche de l’instrument est long de 80 cm et ses cordes, au nombre de trois, sont en boyaux de chèvre. Les vibrations, et donc le son, seront meilleurs si la combinaison de ces trois éléments, caisse, manche et cordes, est harmonieuse.

DAF ou BENDIR
Instrument rond en bois de citronnier et recouvert de peau de chèvre ou de chameau, comportant, à l’intérieur, 2 fils de nylon ou de boyau; ces fils équilibrent les vibrations.
Cet instrument est utilisé dans toutes les musiques arabes et berbères, ainsi qu’au Soudan ou au Mali, mais sa taille peut variée. Généralement il n’est pas adopté dans la musique gnawa. Il donne aux morceaux musicaux leur énergie et assure la complicité avec les autres instruments.

QRAQAB
Lourdes castagnettes de fer utilisées par les gnaouas. Elles reproduisent la rythmique des pas des chevaux. Elles scandent la transe : les quatre parties claquent en contretemps avec le guembri. Elles peuvent également être faites de bois, mais, dans ce cas, ne sont pas utilisées pour les transes, mais simplement pour accompagner les instruments acoustiques : le son plus doux, accompagne, cadence. Sans l’entendre de trop, on ne le néglige pas pour autant.

Guido : 46 - LA MUSIQUE ARABO-ANDALOUSE & SES INSTRUMENTS

At-Tarab al-andaloussi plus communément appelée Al-âla, ou musique arabo-andalouse signifie « enchantement provoqué par la musique andalouse ».

Rien de moins étonnant lorsqu’on sait qu’elle était l’expression musicale de la très raffinée civilisation Hispano-maghrébine dont le Maroc est devenu l’héritier fondamental.
La musique arabe a incontestablement influencé la musique espagnole, apparence toujours évidente dans le flamenco, mais l’inverse est certain, et l’existence de modes grégoriens nous rappelle aussi que le chant des premiers andalous était inspiré de celui des chrétiens.

Les chroniqueurs rapportent que c’est un musicien de grand talent, Ali Ibn Nafi, plus connu sous le nom de Ziriab, qui, fuyant Bagdad en 822, a introduit à la cour de Haroun El-Rachid à Cordoue une nouvelle méthode de chant. Ce compositeur a eu une influence décisive sur la musique andalouse. C’était un virtuose du luth et un esprit encyclopédique : son répertoire aurait compté dix mille chansons. Aujourd’hui encore sont pratiqués, le genre et la forme des anciennes noubas, avec leur rythme de base appelé mizan. La nouba est en fait une succession de mouvements précédés généralement par un prélude musical appelé Elkoursi ou elkrissi. Certains mouvements son entièrement musicaux telle la Touchia.

Après avoir connu un grand succès sous les Almoravides, (1061-1147) la musique arabo-andalouse fut complètement discréditée avec les Almohades (1147‑1248) très puritains. Sous leur règne les chanteurs étaient arrêtés et les instruments de musique détruits. La musique andalouse s’est alors camouflée derrière des cantiques à l’honneur du prophète, appelés madihs.

A la chute de Grenade, (1492) cette musique connaît un nouvel essor : elle s’enrichit de l’apport des réfugiés grenadins dont la majorité vient s’établir au Maroc. Ce qui subsiste alors, provient de l’école de Séville.

Les musiques arabo-andalouses s’inscrivent dans le patrimoine de l’humanité comme des monuments sonores de tout premier ordre. Avec la reconquête chrétienne de l’Espagne médiévale, le Maroc en a recueilli plusieurs courants qui se sont cristallisés en deux écoles principales : celle de Fès qui compte deux lignées distinctes depuis le début du XXe siècle.

La lignée d’El Brihi s’est poursuivie avec Abd El Karim Raïs pour aboutir à Mohammed Briouel qui se caractérise par sa préoccupation de haute culture musicale et poétique et par son domaine de prédilection : le concert profane et la représentation musicale officielle du Palais Royal. A ce titre elle n’a pas hésité à suivre la mode du nouvel instrumentarium arabe dans lequel les instruments du quatuor à corde occidental ont eu tendance à étouffer les sonorités traditionnelles.

Au début du 20e siècle, des écoles sont fondées à Fès et à Marrakech qui dispensent l’enseignement de cette musique. Pour la première fois, des colloques sont organisés, pour étudier les moyens de sauvegarder le patrimoine musical andalou.
Il semble que le caractère original de la musique arabo Andalouse ait été, dans l’ensemble, assez bien conservé, davantage au Maroc que dans les autres pays. Elle demeure aux yeux des marocains, un art savant et raffiné.

La musique andalouse marocaine, synthèse des traditions musicales arabes, berbères et espagnoles, est très différente de la musique orientale. Des efforts constants sont déployés pour la faire connaître, la diffuser et la sauvegarder, de nombreux festivals lui sont consacrés tant au Maroc qu’en Europe.
La promotion des pratiques actuelles, consistant en l’usage d’instruments plus modernes et à de nouvelles interprétations, semble contribuer à la sauvegarde de ce patrimoine inestimable.

Cette musique utilise généralement les instruments suivants : Derbouka, Tar, Rebab, Oud, Nay (flûte), Tabilate et des instruments plus récents, la mandoline, l’alto, le violon voire le violoncelle.

Le daf ou bendir est un instrument rond en bois de citronnier et recouvert de peau de chèvre ou de chameau, comportant, à l’intérieur, 2 fils de nylon ou de boyau ; ces fils équilibrent les vibrations. Cet instrument est utilisé dans toutes les musiques arabes et berbères, ainsi qu’au Soudan ou au Mali, mais sa taille peut varier. Généralement il n’est pas adopté dans la musique gnawa. Il donne aux morceaux musicaux leur énergie et assure la complicité avec les autres instruments.

LES INSTRUMENTS

Le rabâb
marocain est une vièle monoxyle dont la caisse est étroite et bombée. Celle ci peut être en bois de noyer, citronnier, cèdre, acajou, thuya ou encore en abricotier.
La tête (ra's), rectangulaire, forme un angle droit avec le corps. Deux grosses chevilles de bois servent à régler la tension des deux cordes faites en boyaux. La partie supérieure de la table d’harmonie est très souvent finement décorée. Le bois est ajouré ou incrusté de nacre, d'ivoire, de métal ou d'os en forme de rosaces, palmettes ou fleurs de lys.

On peut trouver également une fine lisière de motifs géométriques en marqueterie. la partie inférieure, moins longue, est en peau de chèvre ou en parchemin. Deux ou trois paires d'ouïes sont généralement situées sur les côtés de la caisse. L'archet du rabâb est petit, assez lourd, en forme d' arc très marquée. La tige est en fer ou en bois parfois décoré, la mèche en crins de cheval. Le rabâb, par sa puissance et sa sonorité particulière, est aisément reconnaissable au sein de l'ensemble. Par sa nature de basse, il joue un rôle de soutien presque permanent. C'est également à lui qu'est assignée la responsabilité de lancer les débuts de phrases instrumentales et chantées. Il assure aussi les transitions durant lesquelles on peut l'entendre seul, à découvert.

Le târ
est un tambour sur cadre circulaire, ouvert à une extrémité et recouvert de l'autre par une fine peau de chèvre. Le cercle ou corps de l'instrument, en bois de hêtre, cèdre ou micocoulier, peut être décoré de motifs géométriques. Il est percé généralement de cinq rangées d'ouvertures où se fixent des cymbalettes circulaires en cuivre, laiton ou argent, d'un diamètre de cinq à six centimètres. L'instrumentiste tient le târ dans la main gauche, entre le pouce et l'index, le pouce étant passé à l'intérieur du cadre. Le majeur et l'annulaire actionnent les cymbalettes, également mises en mouvement par le jeu du poignet.

La responsabilité du joueur de târ est capitale, c'est à lui que revient le rôle de déterminer et de maintenir le tempo ainsi que de gérer les accélérations.

Le'ûd
est un luth à manche court appelé au Maroc 'ûd ramal (du nom du mode ramal ou mode de ré qui caractérise son accord). Luth de la musique arabo-andalouse par excellence, il est muni de quatre choeurs (cordes doubles).
Le 'ûd se tient posé sur les genoux de l'instrumentiste. Ce dernier tient le manche dans la main gauche et pince les cordes à l'aide d'un plectre dans la main droite. Le 'ûd possède une double fonction d'accompagnement et de soliste, un double rôle harmonique et mélodique.

Guido : 46 - HISTOIRE D’UNE RELIGION

L’Islam repose sur 5 piliers :

- La « Shahada » : C’est la profession de foi du Musulman et la « clé du Paradis : « J’atteste qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu ; j’atteste que Mohammed est l’Apôtre de Dieu ».
- La prière : 5 fois par jour (à l’aube, vers midi, l’après-midi, après le coucher du soleil, à la nuit) le Musulman fait la prière, le visage tourné vers la mecque
- Le pèlerinage : Une fois dans sa vie, le musulman qui en a les moyens doit se rendre à la Mecque
- L’aumône légale : le Musulman doit prendre sur ses biens de quoi aider les indigents.
- Le jeûne du mois de Ramadan : Il s’agit d’un jeûne diurne, tout au long du mois lunaire de Ramadan, neuvième mois du calendrier islamique. Il doit être absolu depuis que l’aube permet de distinguer « le fil blanc du fil noir » et jusqu’à la nuit. Pour que le jeûne soit valide, il faut en formuler l’intention et s’abstenir avec soin de tout ce qui pourrait le rompre.

Tout au long du mois de Ramadan, la vie sociale revêt donc une note spécifique. De l’aube au coucher du soleil, la vie sociale est comme suspendue. Sans doute, les nuits du Ramadan sont parfois l’occasion de réjouissances. Mais on enseigne qu’il ne faut pas dormir durant le jour, qu’il faut rester sobre la nuit, et ne pas manger ou boire avec avidité dès le coucher du soleil, si l’on veut que le jeûne garde son vrai sens qui est de combattre les passions et de rapprocher l’âme de Dieu.

Le choix du mois de Ramadan souligne cette valeur, car c’est le mois « durant lequel la Révélation est descendue comme Direction pour les hommes ». C’est donc comme la fête du Coran qui est célébrée, et ces 28 ou 29 jours de jeûne deviennent une longue commémoration de la descente du Livre. La date culminante est l’une des nuits de la dernière décade, de préférence la nuit du 26e au 27e jour. C’est laylat al-qadr, « la nuit de la Destinée ».

Pour en savoir plus…
L’HEGIRE

Mot arabe, hidjira, signifiant émigration, fuite. L’Hégire débute le 6 juillet 622, jour où le prophète Mahomet quitta La Mecque, sa ville natale, pour Médine. Cette date est considérée comme le début du calendrier musulman depuis que le khalife Omar décida de commémorer ce jour historique.

Officiellement, l’année du calendrier musulman est composée de douze lunaisons amenant à un total de 354 ou 355 journées, soit onze jours de moins que l’année solaire. C’est ainsi que 33 ans du calendrier musulman correspondent à 32 ans du calendrier solaire.
Chaque mois de cette année comporte 29 ou 30 jours qui débute chacun au moment du coucher du soleil.
La fixation du moment où un mois débute, très importante pour dater le début du ramadan est faite dès que deux témoins dignes de confiance ont constaté l’avènement d’une nouvelle lune, ce qui est parfois difficile dans les pays nordiques ou pendant les saisons où le ciel est peu visible.
On notera que cette constatation ne peut se faire sans un minimum de connaissances, puisque par définition une nouvelle lune est invisible, sauf en cas d’éclipses.

LE RAMADAN

L’Islam est la 2ème religion du monde et la 2ème de France. Le mot Islam signifie Soumission en arabe et repose sur la croyance en un Dieu unique Allah.

Dans la religion islamique, il y a 5 règles fondamentales :
- la Profession de foi
- les 5 prières quotidiennes
- l’Aumône
- le Ramadan
- le Pèlerinage

Le jeûne du mois de Ramadan constitue la quatrième des cinq bases fondamentales sur lesquelles l’Islam est édifié. L’obligation de jeûner a été instaurée pour les musulmans, dans la seconde année de l’Hégire, par la révélation de ce verset du Coran : « Ô les croyants! On vous a prescrit as-Siyam [le jeûne] comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété »
(Sourate 2, verset 183).

La période du Ramadan, 9e mois lunaire, est un mois sacré dans le calendrier musulman, puisqu’il s’agit du mois durant lequel le Coran a été révélé au Prophète Mohamed. Le fait de pratiquer le jeûne durant le mois de Ramadan est le 4ème pilier de l’Islam. Le jeûne est donc obligatoire durant cette période pour les hommes comme pour les femmes à partir de la puberté, exception faite des malades, des « fous », des femmes enceintes ou allaitant, ou encore des voyageurs...

Traditionnellement, le début du Ramadan est décrété lorsqu’un religieux aperçoit le premier croissant de lune, ce qui fait qu’il commence de façon décalée selon la situation géographique de chaque pays. Les calculs astronomiques permettent également d’en prévoir la date. Le jeûne... mais aussi la fête ! Le jeûne (qui concerne aussi bien la nourriture, la boisson, le jeu, que les cigarettes…) commence à l’aube et dure jusqu’au coucher du soleil. Autant dire qu’il faut être endurant pour le supporter tout au long de la journée. Mais la motivation est grande pour les croyants car c’est l’occasion de se faire pardonner tous leurs péchés.

La population Musulmane dans le monde a dépassé le milliard. La majorité des musulmans vivent à l’est de Karachi (Pakistan). 30% des Musulmans vivent dans le sous-continent Indien, 20% en Afrique sub‑saharienne, 17% en Asie du Sud-Est, 18% dans le monde arabe, 10% dans l’ex-Union Soviétique et en Chine. La Turquie, l’Iran et l’Afghanistan contiennent 10% des musulmans non-arabes du Proche-Orient. Bien qu’il existe des minorités musulmanes dans chaque pays du monde, jusqu’en Amérique Latine et Australie; les plus importantes minorités se trouvent en Ex-Union Soviétique, Inde, Afrique centrale, et Etats-Unis (6 millions). En Europe, on en compte plus de 30 millions.
L ‘Aïd Al Fitr a lieu le premier jour du mois de Shawwaal dès l’apparition de la nouvelle lune et marque l’accomplissement de la longue période du jeûne pendant le mois béni de Ramadan.. Al Fitr d’Aïd est une occasion de fête pour la communauté musulmane. Réjouissances, puisque le jeûne est terminé, mais c’est aussi le moment de faire preuve de générosité envers les pauvres. En effet, une aumône spécifique, appelée Zakât al-Fitr, est pratiqué juste avant la prière de l’Aïd. Elle permet d’une part de se purifier de tous les manquements commis durant le Ramadan, et d’autre part d’épargner aux pauvres en ce jour de fête la dure nécessité de mendier. Cette aumône revêt une forme spécifique bien définie (environ 3 kg de nourriture par personne) et a un caractère obligatoire.

Parmi les traditions festives de l’Aïd Al-Fitr, la distribution de cadeaux aux enfants tient également une place importante. Il est célébré traditionnellement pendant au moins les 3 jours suivants.

La nuit du destin (Leïla Al Qadr)
La nuit d’Al-Qadr est une nuit d’une grande ferveur religieuse où les musulmans pieux passent la nuit à la mosquée à réciter les textes coraniques. Elle est d’autant plus particulière, puisqu’elle vaut plus que mille mois.

« Nous l’avons certes fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al-Qadr.
Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ?
La nuit d’Al-Qadr est meilleure que mille mois.
Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre.
Elle est la paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube »
(Sourate 97)
Tous les musulmans sont invités à trouver cette nuit et à lire le Coran, faire des invocations, se repentir. Dans la religion musulmane, un seul acte d’adoration durant la « Nuit du destin » équivaut à une adoration de 83 ans !

La Belgique et le Ramadan
Ces pratiques se retrouvent dans toutes les communautés musulmanes qu’elles soient à Bruxelles, Paris, New York, Hambourg ou ailleurs.
Pâtisseries prises d’assaut avant le ftour (rupture du jeûne), cafés bondés le soir et veillées religieuses dans les mosquées rythmeront, un mois durant, la vie de milliers de musulmans de Bruxelles, marocains et turcs notamment, qui ont entamé le jeûne du ramadan.

Les préparatifs pour ce mois d’abstinence étaient visibles depuis plusieurs jours déjà dans les quartiers de Bruxelles où la Communauté musulmane est fortement présente. Les étalages des commerces y ont vite changé, laissant la place à une grande offre de dattes, de fruits secs et de toutes sortes de gâteaux et d’épices.

Désormais, pendant tout un mois, l’approche de la rupture du jeûne sera synonyme d’achats frénétiques et de longues files dans les pâtisseries et les épiceries, ou chez le boucher habituel.
De nombreuses familles préfèrent, elles, préparer à la maison les chbakia, briouates et autres douceurs qui donnent un parfum particulier à ce mois de jeûne.

A Bruxelles, Ramadan est aussi un mois de charité, les nécessiteux étant pratiquement pris en charge par un réseau efficace de cafés tenus par des marocains et de mosquées qui offrent gracieusement le ftour et le shour aux plus démunis.
Cet élan de solidarité, qui se répète depuis des années, procure un petit réconfort à de nombreux pauvres de la ville aux origines les plus diverses. Autour d’une table bien garnie, ils retrouvent la chaleur et la vertu du partage.
L’aspect spirituel est lui aussi très présent durant ce mois, les 400 mosquées et lieux de prière existant à travers la Belgique, ne désemplissent pas.

En Turquie, les musulmans fêtent la fin du ramadan avec Seker Bayrami : Le festival des sucreries. On échange des cadeaux. On téléphone à la famille et aux amis éloignés et on envoie des cartes. On porte des nouveaux habits, on s’offre des cadeaux et les familles se réunissent dans la maison du plus âgé.
On sert des sucreries, des petits gâteaux, du café très sucré et des fruits.

Guido : 46 - RAMADAN & FTOUR

Que brûlent les péchés ! Le mot ramadan signifie étymologiquement « brûler », parce que ce mois est l’occasion pour les musulmans de se faire pardonner les péchés qu’ils ont commis : le mois de ramadan était à l’origine un mois d’été et la racine « RMD » veut dire en arabe “ être brûlant ”. Ramadan est le nom arabe du 9ème des douze mois de l’année lunaire. Chaque année, il tombe à une date différente, dure 30 jours et les règles qui le régissent, explicites et implicites sont très précises.

Pilier de l’islam, les musulmans se privent de manger, de boire et de toute activité sexuelle du lever au coucher du soleil. C’est une période de recueillement et de compassion, un moment plein de sens et d’évènements d’histoire religieuse de l’Islam. Chaque musulman se doit de traverser cette épreuve, à l’image du prophète Mohammed. L’asthénie et la faim éprouvées durant la journée sont compensées par la nutrition de l’âme faite par le truchement d’actes d’adoration (prières et invocations). Les journées, courtes et fraîches en hiver, deviennent chaudes et interminables l’été au point que la soif devient insupportable.

Coup de canon ! C’est l’heure de la rupture du jeûne. Le ftour est le repas qui, chaque jour, rompt le jeûne, cime la plus haute de toutes les pratiques d’adoration de Dieu. Ce terme désigne aussi la pointe du jour, le moment ultime avant l’irruption de l’obscurité qui définit le moment de la prise du repas, dit en arabe “ FTR ”, qui signifie cassure, séparation, rupture.
On appelle Aïd al-Fitr, la fête qui clôt le mois de jeûne qui sépare le mois de Ramadan des autres. C’est une période chaleureuse et solennelle, de partage ; l’ambiance est à la convivialité et aux échanges, mais aussi un soulagement, une bénédiction après une journée fatigante passée sans eau ni nourriture.

Quand on ne jeûne pas et que l’on observe la ville alentour, le ftour est un moment à la fois inquiétant et surréaliste. Quelques minutes avant le coucher du soleil et avant le chant du muezzin, la ville entière s’accélère : les conducteurs respectent encore moins le code de la route et les piétons pressent le pas, sourds de faim ; nervosité, stress, agitation continuelle sont les maîtres mots de ce moment. Tous les citoyens n’ont qu’une idée en tête : rentrer manger au plus vite, souvent en courant. Et tout à coup, alors que retentit la longue sonnerie indiquant à tous qu’il est l’heure de se rassasier, la ville s’arrête. Plus un bruit. Un silence de mort recouvre la ville, habituellement si bruyante. Le pays entier est plongé dans une torpeur dont il ne sort que progressivement pour entamer la deuxième partie de la journée, plus festive mais toujours teintée de piété. Les premiers échanges sont toujours consacrés au déroulement de la journée, aux sensations ressenties, physiquement et moralement. Les mets préparés dans la journée sont dévorés, engloutis. Les menus au moment du ftour varient peu et restent la plupart du temps très traditionnels : gâteaux au miel (jbakia), harira (soupe), dattes, gâteaux secs (pas de gâteaux à la crème), crêpes berbères (batbout, msemen, barrir), café au lait ou si la saison est automnale lait sucré et avocat mixé.

Le ramadan est un temps fort de la vie sociale. Les membres de la famille se font un devoir de se retrouver pour prendre ensemble le ftour : seuls les épiciers mangent dans leur boutique et de rares personnes isolées dans les cafés. Les longues soirées sont consacrées aux visites, après un temps passé pour certains dans les mosquées à écouter la psalmodie du Coran, ou dans les cafés qui ferment beaucoup plus tard que d’ordinaire. L’ambiance est à la fête. Aujourd’hui, surtout dans les médias, on ne jeûne plus le mois du ramadan mais on le « fête ». Des programmes télévisés animent les « Nuits du Ramadan », sitcoms, pièces de théâtre, concerts, émissions culinaires et humoristiques. Dans les pays du Maghreb, les jeunes profitent de l’occasion pour sortir s’amuser toute la nuit. Il y a là un glissement de la dimension spirituelle du ramadan à une dimension plus festive, plus médiatique.

Ramadan est une période à part, hors du temps, une longue parenthèse dans l’année. Pendant Ramadan, on entre dans une dimension parallèle. La teinte inhabituelle que prennent les choses et un léger ralentissement du rythme de vie indiquent que nous ne sommes plus tout à fait dans le même monde.

Guido : 46 - L’ARAUCARIA : L’ARBRE EMBLÉMATIQUE D’ESSAOUIRA

« L’arbre était un grand navire ancré dans l’humus, et il luttait, toutes voiles dehors pour prendre enfin son essor. Un souffle tiède fit frémir les frondaisons. La feuille poumon de l’arbre, l’arbre poumon, et donc le vent de sa respiration, pensa Robinson… »
Michel Tournier, Vendredi ou Les Limbes du Pacifique

Partout dans la ville leurs silhouettes se détachent, sculptures vivantes, vibrent ou souffrent sous les assauts du vent. Ce sont les araucarias, ou pins colonnaires. « L’histoire commence toujours avec quelques feuilles qui bougent comme des lèvres qui murmurent. Entendre le bruissement des feuilles, une musique, quelques paroles, de temps en temps des cris, ou seulement des confidences... une histoire, celle du saule pleureur qui se lamente de ne pouvoir traverser la rivière ou celle de l’Araucaria qui raconte des légendes oubliées ».

L’Araucaria Excelsa ou Pin de Norfolk, arbre symbole de l’île sur laquelle il fut découvert (il en est d’ailleurs l’emblème), règne sur la cité d’Essaouira. Ce « pin colonnaire », au port pyramidal, peut atteindre dans la nature une hauteur de 70 mètres. Ses feuilles sont de deux types : celles des rameaux les plus jeunes sont vert clair, flexibles et pointues ; les feuilles adultes sont plus courtes, imbriquées, recourbée vers le rameau et avec la pointe incurvée. Ses fleurs sont unisexuées. Avec l’âge, il perd ses branches basses, comme chez la plupart des conifères. On rapporte que les araucarias peuvent vivre 1000 ans. Véritables fossiles vivants, ces arbres ont côtoyé les dinosaures, résineux témoins silencieux de la grande Histoire de la Terre.

Il se distingue de l’Araucaria du Chili (Araucaria Araucana), que l’on peut voir dans les jardins, et qui porte des feuilles extrêmement pointues et piquantes, arbre appelé « le désespoir des singes », ces animaux ne pouvant atteindre les fruits à cause du tronc et des branches aux fortes écailles, recourbées vers le haut. Ces deux types de conifères peuvent tolérer le gel mais résistent difficilement aux hivers rigoureux.

En 1997, la ville d’Essaouira, ville de thuya et d’arganier par excellence, a mené un ambitieux programme de plantation d’araucaria, sous le slogan « un arbre pour ma ville ». L’araucaria, l’espèce choisie, en plus de son aspect esthétique, s’adapte bien au climat spécifique d’Essaouira et y prospère avantageusement. L’opération a été lancée par le GERPE (Groupement d’Etudes et de Recherches pour la Promotion d’Essaouira) qui avait défini comme objectif premier la plantation de 400 araucarias. Le GERPE a assuré les études de faisabilité, choisi les lieux de plantation des arbres et a appelé à la souscription les citoyens pour la réalisation de ce projet.

On ne plante jamais un arbre par hasard. Les plantations s’effectuent en adéquation avec le climat, l’architecture et les hommes. Souvent les arbres étaient utilisés pour souligner et accentuer les lignes et les axes principaux d’une ville. L’araucaria symbolise, comme arbre sacré, une part de la culture et de l’histoire d’Essaouira et de sa population.

Guido : 46 - LE PAYS HAHA

Deux grandes confédérations tribales ont donné naissance à « deux » pays déjà marqués par le relief. Le territoire des Chiadma se situe au Nord, sur les provinces de Safi et d’Essaouira. Celui des Haha s’étend au Sud de l’Oued Ksob.

Cette région, dans laquelle le parler tachelhit est largement répandu, apparaît comme une sorte de conservatoire du Maroc traditionnel. L’agriculture y prédomine avec les produits de cueillette (noix d’argan, caroubes, escargots, charbon de bois, racines de thuya), dans un système de micro agglomérations, villages et gros hameaux aux souks traditionnels. Paysages à la beauté majestueuse, vallons, arganiers à perte de vue, gorges à la terre rouge et aux oueds souvent à sec.

Tidzi, village–souk, à une vingtaine de kilomètres d’Essaouira sur la route d’Agadir présente peu d’intérêt hormis son environnement et sa coopérative artisanale d’huile d’argan. Les femmes qui y travaillent présentent les différentes étapes de leur activité et proposent à la vente tous les produits dérivés (culinaires et cosmétiques). Une quinzaine de kilomètres plus loin sur la même route se trouve Smimou (souk pittoresque le dimanche).

Les sous sols environnants sont riches en sel. A 5 Km au sud sur la même route, prendre la piste à gauche, qui longe l’oued en contrebas : environ 1 Km de piste praticable, excepté s’il a beaucoup plu. Les bassins, de rétention d’eau de pluie, d’eau de source et de décantation d’eau salée, s’étendent sur un peu moins d’une dizaine d’hectares, formant un paysage géométrique sur lequel viennent se rajouter les courbes des monticules de sel. Le site d’Ouzla est entouré de collines plantées d’arganiers, et se prête à de belles promenades : le décor lunaire des bassins en fond de vallée est splendide à l’heure du soleil couchant.

Prendre le temps de parcourir les villages berbères des environs (Imin Tlit, Aït Idir etc.), par les petites routes existantes ou par les pistes, est un ravissement : on peut découvrir et admirer l’architecture simple mais fonctionnelle des habitations et des hameaux berbères ainsi que de superbes portes de bois sculptées, gravées ou mises en valeur par les dessins peints sur les murs. De loin en loin surgissent des tours semblables à des châteaux d’eau et appartenant à d’anciennes maisons caïdales. Au détour d’un virage il n’est pas rare d’entrapercevoir des ruches dans les champs. Sur les bords de l’axe principal Essaouira‑Agadir des vendeurs proposent huile d’argan et miel.

Entre Tidzi et Smimou, sur la droite, une petite route mène vers Aït Idir et la plage d’Iftane. La côte est splendide, très découpée, mais n’est souvent accessible, qu’aux véhicules tout terrain. Il est néanmoins possible une fois dans le village, de laisser les pistes et de poursuivre par la route côtière qui mène à Sidi Kaouki. De beaux points de vue sont à signaler tout le long de cette route côtière de même que sur la route reliant Essaouira à Agadir.

Guido : 46 - ZAPPING SUR LA VILLE

Le Taros Café
Alain fillaud, propriétaire du Taros café passe la main. Ouvert en 2002, cet établissement a connu sous la direction d’Alain un essor considérable, il est devenu le «The place to be» d’Essaouira. Désormais c’est Christine et Karim qui en prennent la gérance.
Après avoir dirigé plusieurs restaurants en France et à l’étranger, Christine et Karim ont décidé de poser leurs valises dans la cité des alizés. Leur dernier restaurant était à Paris, dans le Vème arrondissement, «Le Petit Pontoise» auquel le célèbre guide Michelin a attribué 2 fourchettes. Ils possèdent encore aujourd’hui une pizzéria «américaine», mais vont se consacrer maintenant au Taros Café.

Karim est un autodidacte, c’est sur le terrain qu’il a appris à cuisiner, il aura un œil averti sur le chef Abdessamad qui reste à son poste. Son épouse Christine, toujours souriante et agréable saura vous accueillir et mettra toutes ses compétences à votre service pour vous guider dans le choix des vins.

L’objectif de la nouvelle direction est de proposer une cuisine simple et classique, servie rapidement et inspirée de la cuisine française, quelques plats marocains complèteront la carte. A deux pas du port, ils vous proposeront chaque jour une carte de poissons.

Dans son ensemble le personnel auquel les souiris s’étaient habitués, reste présent à leurs cotés, motivés pour vous offrir un service de qualité de 9h à minuit non stop.

Le Guido souhaite la bienvenue à Christine et Karim et leur souhaite un plein succès.


Les Gazelles d’Essaouira

Cette année encore Essaouira sera représentée au 25ème rallye Aïcha des Gazelle par Sabine Luciani et Marie Deflandre. Elles étaient arrivées, en 2014, à la 2ème place de la catégorie «Première participation 4 x 4» derrière les Suissesses Regine Zbinden et Ela Steiner, avec 284.40 points de pénalités. Au classement général elles étaient à la 19ème place.
Cette année encore nos deux gazelles courent pour l’association « Au Cœur de l’Amitié » Euro-marocaine en participant au Challenge Wave Relais Medias, avec le soutien de Made In Essaouira, Made In Marrakech, Made In Casablanca.(http://aucoeurdelamitie.com)

Elles visent une meilleure place en affinant leur conduite et leur navigation en mettant à profit le stage de perfectionnement qu’elles ont suivi (meilleur gestion du temps, des décisions, de la stratégie et du tracé de leur route).

Nos deux gazelles déclarent déjà que ce sera la dernière participation effective à cette compétition. Leur souhait pour les prochaines années étant de promouvoir et pérenniser un équipage Souiri en l’aidant à trouver des sponsors et le véhicule et construire le projet. Elles espèrent que ce rallye qui depuis toujours se termine à Essaouira et qui n’a vu qu’un seul équipage de la ville (le leur) soit fédérateur. Qu’il rassemble toute la ville (province, commune, commerçants et médias locaux) autour d’une cause commune : la représentation de la ville, voire une première place un jour.

Nous leur souhaitons bonne route et les attendons à l’arrivée le 4 avril.

http://www.my-meteo.fr

La renommée d'Essaouira a considérablement grandi ces dernières années. A l'artisanat traditionnel axé sur la bijouterie et le bois de thuya sont venus se greffer d'autres centres d'intérêts. Quatre festivals annuels, des artistes peintres singuliers, la célèbre confrérie des gnaouas, la production d'huile d'argan, attirent de nombreux visiteurs.

Pour mieux les accueillir, Essaouira a considérablement augmenté sa capacité d'hébergement avec de nouveaux riads et hôtels, des golfs et de nombreux restaurants pour agrémenter votre séjour. De multiples activités de loisir sont proposées : quad, surf, randonnées pédestres ou à cheval, etc..

Le charme de la cité des Alizés, avec sa médina, offre des images pittoresques au détour des ruelles voûtées, dans l'animation des souks, sur les remparts et leurs skalas. Les vents et l'océan font la joie des amateurs de surf et autres sports nautiques et le petit port qui a connu des heures de gloire, alimente la gastronomie locale.

Au fil des éditions le but de ce magazine est de vous distraire et de vous informer. Nos rubriques détaillent l'histoire de Mogador, le tourisme rural, l'artisanat, les festivals, en bref, tout ce qui fait d'Essaouira une destination phare au Maroc.

"Essaouira Mobile"

"Essaouira Mobile" est la première application mobile de géolocalisation dédiée à la ville d'Essaouira. Elle comprend une sélection de lieux les plus importants afin de vous permettre une découverte guidée de la ville.

Pour chaque lieu sont proposés un large éventail d'informations incluant une description, des photos, son adresse, son numéro de téléphone, son adresse mail, son site web, son emplacement sur la carte, votre position actuelle et le chemin pour y aller ainsi qu'une annonce promotionnelle.


Télechargez l'application pour :


L'intérêt particuliers de cette application est que chaque établissement a les fonctionalités suivantes :

Partage : A tout moment, une actualité concernant un lieu peut être annoncée. Ainsi, par exemple, une promotion ou un divertissement particulier peut vous être proposé.
Géolocalisation : La localisation GPS vous permet de localiser et vous orientez dans la ville avec un itinéraire.
Favoris : Il est également possible d'ajouter ou retirer des lieux à vos favoris. (sauf pour la version internet).
Hors ligne : en mode OFFLINE (aucune connexion), vous gardez toutes des informations de chaque établissement ainsi que sa localisation.

Tag : Essaouira, Maroc, voyage, tourisme, séjour, vacance, guide