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GUIDO N° 45
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GUIDO N° 44
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GUIDO N° 43
• EDITO N° 43
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GUIDO N° 42
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GUIDO N° 41
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• RALLYE AïCHA DES GAZELLES 24èME éDITION DU 14 AU 29 MARS 2014
• ESSAOUIRA ET SA RÉGION : UNE MISE EN VALEUR PAR L€ARGANIER
• LA SARDINE COUSUE-MAIN

GUIDO N° 40
• EDITO N° 40
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• DES MAQUETTES NAVALES, UNIQUES EN MéDINA !
• UN ARGANIER REMARQUABLE, OUI MAIS POURQUOI ?
• QUAND L€ART SE DEVOILE AU GRE DU VENT UN RENDEZ-VOUS EXCEPTIONNEL
• HISTOIRE D€ANI(MOT) : LE DROMADAIRE OU LE CHAMEAU
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GUIDO N° 39
• EDITO N° 39
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GUIDO N° 38
• EDITO N° 38
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• LE RETOUR DE L€IBIS CHAUVE OU GERONTICUS EREMITA
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GUIDO N° 37
• EDITO N° 37
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GUIDO N° 36
• EDITO N° 36
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• ZAPPING EN VILLE

GUIDO N° 35
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• EDITO N° 34
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• EDITO N° 27
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GUIDO N° 25
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GUIDO N° 24
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• TAJINE D€AGNEAU...
• LA STèLE DE BIR KOUAT : UN MYSTèRE ROUGE SUR LE BORD DE LA ROUTE

GUIDO N° 23
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• LE LITTORAL DANS LA RéGION D'ESSAOUIRA
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GUIDO N° 22
• EDITO N° 22
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• LE SABRA OU SOIE VéGéTALE
• CHARABIA
• LA MOSQUEE
• LA MENTHE, L€ABSINTHE
• LES CASCADES DE SIDI M€BAREK
• CôTES D€AGNEAU AU MIEL...

GUIDO N° 13
• EDITO N° 13
• ZEN RITUELS SPA à L'HEURE BLEUE PALAIS
• ESSAOUIRA, EMBARQUEMENT IMMEDIAT

Guido : 43 - ZAPPING EN VILLE

Un vent souffle sur la ville, rien d’exceptionnel concernant le vent surtout en cette saison, mais celui-ci tire la ville vers le haut. Les projets se multiplient et se concrétisent pour certains, les travaux d’embellissement et de restauration de la ville se poursuivent. Les remparts sont terminés dans leur totalité, toutes les portes d’accès de la médina sont de couleur rose comme dix ans auparavant, ainsi que les portes arcades qui séparent les différents souks dans la rue qui traverse la vieille ville. Ce rose là demande à juste être patiné par le temps.
Dans la ville nouvelle tous les trottoirs sont en cours de finition, pavage et bordures bleues, partout de nouveaux cafés ou boutiques, donnant à la cité l’air d’une grande. Un nouveau supermarché dont les travaux ont longtemps été stoppés ouvrira à l’entrée de la ville, « Label vie » une enseigne de Carrefour. Les habitants repeignent leurs façades, les restaurations de maisons sont nombreuses. Tout est de plus en plus propre ! Le front de mer n’est pas en reste et même si les travaux ont pris du retard, l’entreprise est titanesque, les bords de plage se dessinent avec jardins, allées cyclistes ou piétonnes, espaces de jeu etc.…
De nouveaux aménagements verts voient le jour dans la ville, le long des remparts de Bab Marrakech, à l’extérieur. Cinq palmiers malades du Méchouar, entrée de ville près de l’horloge ont été remplacés par de beaux spécimens adultes, une opération impressionnante !! Et enfin le parking du port aménagé et règlementé qui facilitera la vie des automobilistes.

Du côté des restaurations il est à nouveau question du consulat Danois, de l’église portugaise en bien mauvais état, des cimetières des trois religions. Idem l’idée d’un centre culturel pour la ville, celui dessiné par Oscar Niemeyer, revient dans les projets. Un point noir toujours, le mellah !

Terre de tolérance et de brassage des cultures, Essaouira a accueilli l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Dwight L. Bush Sr, pour sa première visite dans la ville les 12 et 13 juin 2014. Lors de cette visite, son Excellence Monsieur l’Ambassadeur s’est rendu au site des cimetières des Trois religions pour s’enquérir des travaux de réhabilitation financés dans le cadre du programme « Ambassadors Fund for Cultural Preservation », le Fonds des Ambassadeurs pour la préservation culturelle. En effet, l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Rabat a octroyé, en 2012, une subvention à la Fondation du Haut Atlas pour un projet d’entretien et de préservation des cimetières musulmans, chrétiens et juifs d’Essaouira. Pour ce faire, la Fondation du Haut Atlas a impliqué dans ce projet d’une année les associations locales, les leaders communautaires, les étudiants et les enseignants de la région. Par ailleurs, le choix des cimetières des Trois religions n’est pas fortuit. Ces sites sauvegardent dans leurs vestiges un passé ou s’embrassent les cultures et les religions.

Un nouveau service de navettes Express partagées entre Essaouira et l’aéroport de Marrakech est en place. Il existe plusieurs horaires qui viennent compléter ceux des BUS pour nous permettre de prendre des vols tôt et arriver sur des vols plus tard le tout à des prix très compétitifs de 23 euros par personne. Les résidents et les frequent travellers pourront profiter d’avantage supplémentaires au fur et à mesure qu’ils apparaitront et les hôteliers et maisons d’hôte et commerçants également en s’inscrivant sur http://www.MarrakechEssaouiraExpress.com/guido

Exposition – A noter une exposition-vente à Dar Souiri du 15 au 30 août 2014 sous l’égide de l’association Project 91 pour financer un projet humanitaire comme elle le fait toujours. L’artiste exposé, Stanley Chow, mondialement connu avec ses portraits de personnalités, de Mickael Jackson à Marilyne Monroe ou encore Nina Simone, travaille en association avec Karl Lagerfeld. Ne pas rater non plus la boutique de l’asso rue Chbanate, débordant de jolis objets design et locaux.

A signaler pour le plaisir des gourmands un très joli restaurant ouvert par un jeune marocain riche d’idées, « Le Loft », à la belle décoration de bois, de paniers tressés multicolores, de tapis/tableaux et de lampes rétro dont la carte est bien alléchante. Ouvert l’après midi avec livres et Wifi à disposition. Facile à trouver, dans la ruelle qui mène sur la place de l’horloge.
Pour les connaisseurs encore et les amateurs de bons fromages et de charcuterie toute aussi fameuse, rendez vous aux « Délices d’Inès », dans la ville nouvelle non loin de la « Maison Gourmande »

L’aéroport d’Essaouira peine encore à atteindre un nombre suffisant de vols desservant la ville. Une infrastructure sous exploitée. En 2013 il a accueilli 80000 passagers pour 8 vols par semaine, et en comptait 25 000 en 2012 pour seulement 2 vols.

Seules trois compagnies se partagent les vols sur Essaouira, Royal Air Maroc, Transavia et Ryanair. Le désenclavement de la ville, qui voit pourtant le nombre de ses visiteurs s’allonger, passera par l’augmentation des vols. Un unique vol supplémentaire sur Marseille est prévu pour le mois d’août 2014, quant à celui ralliant Charleroi en Belgique, il a disparu en mars dernier, manque de rentabilité et analyses financières.

Des projets de nouvelles lignes sont en cours d’étude par l’ONDA, ONMT et certaines compagnies d’aviation mais rien ne filtre pour l’instant. L’aéroport se pare pourtant d’une infrastructure suffisante avec boutiques, cafés et banque. La nouvelle équipe de l’aéroport, dynamique et jeune, travaille sur un partenariat/jumelage entre l’aéroport de La Rochelle et celui d’Essaouira, déjà jumelées économiquement, dans le but de mettre en place une ligne entre les deux cités.

Essaouira au Maroc, La Rochelle en France : deux villes déjà liées par un accord de jumelage, et qui partagent une même qualité de vie, et une approche qualitative du tourisme. Cités historiques et maritimes, toutes deux ont des remparts qui dominent l’Atlantique. Mercredi 4 juin, à l’occasion de CONNECT, les deux aéroports ont signé un accord destiné à l’ouverture d’une ligne aérienne régulière La Rochelle-Essaouira. Les discussions dans les prochaines semaines seront déterminantes pour parvenir à l’ouverture de la liaison. Les deux villes se connaissent déjà bien, puisqu’elles sont jumelées, et pratiquent des échanges depuis plusieurs années. L’annonce de l’ouverture de la ligne générerait un trafic immédiat, d’autant plus qu’il y a pour le moment peu de destinations « soleil » à partir de La Rochelle. Loin du tourisme de masse, la destination proposera des formules attractives. Essaouira est également une destination qui ouvre les portes du Maroc, puisqu’elle se situe à mi-chemin de Marrakech et d’Agadir..
L’Aéroport d’Essaouira aux rythmes Gnaouis

Guido : 40 - ZAPPING EN VILLE

Essaouira a le vent en poupe ! Lors de la dernière saison estivale, la Cité des vents a enregistré un flux sans précédent des estivants marocains et étrangers, engendrant ainsi une sur densification des parkings, de la plage et des rues de la médina. De mémoire d’habitant on n’avait jamais vu autant de monde dans la ville ! A l’issue de la saison estivale, la Délégation provinciale du Tourisme de la ville d’Essaouira fait le point sur une saison courte... mais néanmoins ensoleillée.

Les Alizées semblent souffler en faveur du tourisme dans la cité des vents. Selon le dernier rapport de la Délégation provinciale du Tourisme, Essaouira a connu, durant le premier semestre 2013, une hausse de 27% des nuitées déclarées par rapport à la même période de l’année précédente, tout en enregistrant un pic après l’Aïd Al-Fitr, soit durant les 20 derniers jours d’août. Selon la délégation provinciale du Tourisme, la hausse des nuitées durant le premier semestre est imputable, en grande partie, à l’importance du tourisme des non-résidents (+28%), en particulier le tourisme français (+20%), anglais (+37%), allemand (+38%) et belge (+42 %). Les touristes résidents (les nationaux) ont également vu leurs nuitées augmenter de manière significative (+20%), observe-t-on.

A ce niveau, la délégation touristique parle d’une « euphorie estivale sans précédent », juste après l’Aid. La majorité des établissements touristiques ont enregistré, durant cette période, des taux d’occupation avoisinant les 100%, au point que la ville ne disposait plus d’aucune chambre disponible, notamment durant les week-ends. Selon des professionnels du tourisme dans la ville, interrogés par la MAP, les Marocains restent adeptes de la location d’appartements et de chambres, des habitudes de consommation qui s’expliquent par le fait que ces formules sont plus adaptées pour les familles nombreuses. Toutefois, ces acteurs, qui estiment à plus de 300.000 personnes le nombre de visiteurs pour la destination Essaouira durant le mois d’août, observent que les touristes marocains occupent une proportion de plus en plus importante des nuitées au sein des établissements d’hébergement classés.
On dirait bien que la crise du secteur n’aura pas franchi les murs de l’ancienne forteresse portugaise. Est-ce la conjoncture mondiale dans les pays musulmans (Turquie, Egypte, Tunisie) ou la médiatisation de la ville ? Il semble que Marrakech n’ai pas eu de résultats aussi bons qu’Essaouira, mais par contre, Agadir renait.

L’Esprit de Mogador vise à faire d’Essaouira un chantier conciliant développement culturel et promotion touristique L’Esprit de Mogador, une manifestation à caractère culturel et artistique, dont la deuxième édition a été organisée les 30 et 31 août à Essaouira, a pour ambition de faire de la ville des Alizés un chantier conciliant développement culturel et promotion touristique, a indiqué le secrétaire général du Centre marocain de culture et arts antiques, Taher Touil.

Cette manifestation, co-organisée par le Centre marocain de culture et d’arts antiques et le conseil municipal d’Essaouira, vient enrichir l’agenda artistique d’Essaouira, avec la particularité de s’ouvrir sur la culture arabe, qui entre ainsi en symbiose avec les composantes amazighe et africaine de la culture marocaine.

Cette 2ème édition a été l’occasion d’associer des acteurs locaux dans l’organisation de cette manifestation, de promouvoir et redécouvrir plusieurs formes d’expression artistique inspirées, notamment, du patrimoine local et de renouer avec plusieurs artistes et jeunes talents d’Essaouira, a-t-il souligné. La deuxième et dernière journée de cette manifestation, initiée en collaboration avec le ministère de la Culture et l’Association Essaouira Mogador, a été marquée par une conférence sur l’art et les médias et une soirée musicale animée par les artistes marocaine Imane El-Ouadi et libanaise Oumayma Al-Khalil. Le programme comprenait également une opérette intitulée « Adwaa mounira min abouab assaouira » (Lumières radieuses des portes d’Essaouira), une pièce de théâtre intitulée « Chkhir Lemouaj » (Ronflement des vagues), interprétée par la troupe de l’association Othello pour le théâtre et le cinéma dans la ville ainsi que la présentation d’œuvres d’écrivains et poètes d’Essaouira.

Les chambres de commerce des villes de Las Palmas (Iles Canaries) et d’Essaouira ont décidé de renforcer les relations de coopération bilatérale dans divers domaines. En vertu d’un accord, signé à Las Palmas, entre la Chambre de commerce, d’industrie et de navigation de cette ville canarienne et la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Essaouira, les deux parties conviennent de renforcer les relations commerciales entre les entreprises représentées dans les deux institutions, et de promouvoir la réalisation d’actions sociales et culturelles, de formation et de promotion de la situation de la femme entrepreneure. L’accord stipule également que les deux parties encouragent le développement économique dans les deux régions, à travers l’organisation de séminaires, de conférences, de congrès et de missions commerciales. Les deux chambres s’engagent également à encourager l’accès de la femme au monde des affaires et à appuyer les femmes ayant déjà créé leurs entreprises, à travers l’échange d’expériences, l’adoption de stratégies dans ce domaine et l’exécution de plans de promotion de la situation de la femme entrepreneure.

L’accord stipule par ailleurs l’encouragement de la participation des parties signataires à tous les projets qui sont à même de promouvoir les Autoroutes de la mer, conformément à l’accord signé à Marseille par les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union pour la Méditerranée. Il encourage en outre la conclusion d’une convention de jumelage entre les villes de Las Palmas et d’Essaouira. A cette occasion, le président de la Chambre d’Essaouira a invité les entrepreneures canariennes à venir investir dans cette région qui regorge d’importantes potentialités. Pour sa part, Mr. Suarez, président de la chambre canarienne plaide pour un renforcement de la coopération économique avec le Maroc et surtout avec la région d’Essaouira, appelant à la promotion des lignes maritimes entre les deux régions.

L’Agence urbaine d’Essaouira
En mai 2013, cette agence a remporté le 2ème prix des Nations Unies pour le service public dans la région Afrique. Après avoir été le premier établissement public à utiliser les QR codes, l’agence urbaine d’Essaouira s’apprête à lancer sa Newsletter. Faute de budget, cette agence s’est pratiquement spécialisée dans l’innovation pour trois fois rien. C’est une première au Maroc. L’Agence urbaine d’Essaouira annonce qu’elle va prochainement lancer sa propre Newsletter pour informer régulièrement les citoyens de ses activités.

Guido : 37 - ZAPPING EN VILLE

Chacun peut constater que depuis près de cinq ans les chats de la ville, et en particulier les chatons, sont moins miteux ! L’association « Help the street animals of Morocco », (HSAM) est de retour.

Par deux, tee-shirt bleu pâle, seringue et douceur en main, nous avons pu les croiser dans la médina, s’arrêtant et soignant tous les chatons sur leur passage. L’association stérilise et traite les chats d’Essaouira et voudrait faire en sorte qu’il en soit de même pour les chiens errants en mettant en place un système de stérilisation/vaccination. Cela permettra de gérer la population et de prévenir la venue de chiens nouveaux dans la région. Les habitants des quartiers pourront se familiariser avec les chiens qui vivent dans leur vile. La population des chiens errants dans une région donnée sont limités par les ressources à leur disposition. Si une population saine, vaccinée et stérilisée est maintenue, cela permettra de minimiser la possibilité pour les autres chiens (ayant des risques possibles pour la santé, y compris la rage) de peupler la région.
Vous pouvez vous renseigner ou apporter votre soutien en consultant le site www.hsam.org.uk/dog-awareness-day.

La compagnie Transavia confirme la création de nouveaux vols réguliers en provenance de Paris à partir de mars 2013. Les réservations peuvent se concrétiser sur internet dès maintenant.

La concurrence avec la Royal Air Maroc devrait ouvrir une possibilité de réduction des tarifs. Les lignes annoncées vers Londres ou Bruxelles, elles, se font toujours attendre. Les vols de Transavia viendront compléter les vols réguliers de la RAM. Pour le bonheur de tous, les week-ends parisiens, shopping, expositions ou toute autre chose pourront être plus fréquents. Les mini escapades tant attendues seraient-elles à portée de main et de portefeuille ?

Chacun aura pu constater que la promenade le long de la mer est détruite, procurant à la plage un air de fin du monde. Difficile pour les promeneurs, familles, touristes, amoureux… de se frayer un passage au milieu des tranchées, des bulldozers, des brouettes et des monticules de terre !!
Les gros travaux de réaménagement de la corniche sont prévus pour la fin de l’hiver, du bout de la plage au café le Fanatic. Espaces verts, aires de jeux pour les enfants ou terrains de sport, pistes cyclables, promenades, bancs publics, sanitaires, poubelles, renouvellement des éclairages… tout ce qui fait cruellement défaut à l’heure actuelle ! Une corniche superbe au vu des plans de réaménagement consultables dans les bureaux de l’urbanisme de la Province, avec vue sur la mer, la baie et les îles pour des couchers de soleil plus beaux encore !!

A Essaouira 31% de la population active travaille dans le secteur de l’artisanat, partie non négligeable de l’âme d’Essaouira. Il suffit de voir et de dénombrer les multiples échoppes des artisans qui s’alignent en rangs serrés et constituent l’essentiel de l’activité dans la médina.

Des travaux d’envergure ont été entrepris pour totalement restaurer les locaux du centre artisanal situés dans la cour du bastion de Bab Marrakech, centre d’appui à la bijouterie, à la marqueterie, au tissage…. Les artisans déplacés en étage ou dans les locaux non restaurés pour l’instant réintègreront des lieux de production plus adaptés et aux normes plus sécuritaires. Les grands palmiers de la cour, qui croulent sous des dizaines de feuilles fanées et les conduiront si rien n’est fait à une mort annoncée, subiront, nous l’espérons le même sort de rénovation et d’entretien.

Le reste de la ville reste en perpétuel chantier, travaux d’assainissement toujours pas terminés, essentiellement dans la médina, rues non pavées dans lesquelles il est difficile de progresser par temps de pluie à moins de se munir de bottes de caoutchouc.
Force est de constater que dans les derb, les différents quartiers, les habitants se regroupent en associations pour donner à leurs ruelles ou impasses un air pimpant.

L’ensemble des impasses sidi Mohamed Ben Abdallah en est un bel exemple : chaux sur tous les murs, blanche, mauve ou jaune, accord passé avec la GMF pour faire en sorte que les ruelles ne dégorgent plus de poubelles éventrées toute la journée, ruelles pavées… Des initiatives que nous ne pouvons qu’applaudir !

Le fondouk situé en plein milieu des souks de fruits, olives et volailles, sur la gauche en se dirigeant vers Bab Doukkala a rouvert voilà 6 mois, après une longue période de fermeture.
Autrefois on y mangeait des poissons grillés dans une charmante cour à l’ombre d’un figuier et d’un palmier. Les lieux ont été repeints, arrangés, des canisses d’osier couvrent une partie du patio pour y maintenir la fraicheur, l’accueil y est charmant et il est possible de s’y restaurer à tout petit prix et au calme en plein souk ! Son nom ? « Al Karma » !

Guido : 36 - ZAPPING EN VILLE

- Women’s tribune. Women’s Tribune 2012
Du 28 au 30 septembre, l’édition 2012 du Women’s Tribune réunira à Essaouira plus d’une quarantaine d’intervenants, en plus des participants, autour de thèmes traitant directement du devenir de la femme. Ainsi, cette édition 2012, qui se déroulera sur 3 jours, consacrera une première journée à la dimension économique, plus précisément sous l’angle du développement durable. Une invitée de marque ouvrira le débat, il s’agit de SAR la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation Mohammed VI pour l’Environnement.

La deuxième journée des travaux du Women’s Tribune aura pour thème les grandes évolutions et l’influence de la femme dans la société et notamment dans les sphères politique et sociale ; le troisième jour sera le moment de faire le point sur les échanges et contributions.

Cette année encore, les participants viennent des quatre coins du monde pour partager leur expérience, alimenter les échanges et débats, et contribuer à la réflexion sur le devenir des femmes.
Les participations d’Hillary Clinton, secrétaire d’Etat américaine et de Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, sont prévues. Lors de cette édition, le Women’s Tribune s’affirme comme le lieu où seront abordées, sans tabou et avec une réelle volonté de comprendre, les problématiques que rencontrent les femmes de Méditerranée et d’Afrique subsaharienne, et plus globalement, toutes les femmes du monde. Ce sera l’occasion, au cours d’échanges ouverts et diversifiés, d’essayer de trouver ensemble des voies d’évolutions, d’amélioration et des solutions.

André Azoulay, Conseiller du Roi, Meriem Bensaleh, présidente de la CGEM et Fathia Bennis, présidente fondatrice du Women’s Tribune, procéderont à l’ouverture officielle de cette édition.

- C215
Dans la série « patrimoine à l’abandon ou tout fiche le camp !!! » Le pirate qui veillait sur la place Moulay Hassan, le regard au loin vers la mer a disparu au début de l’été. Dessiné et poché sur une plaque métallique, comme une trentaine d’autres d’œuvres dans la ville réalisées lors du festival gnaoua de juin 2009, ce pirate, devenu en quelque sorte l’emblème du port a été volé sans que personne ne s’en inquiète. Là encore une négligence et un laisser aller quant à la préservation du patrimoine citadin.

C215, artiste international, a quasiment totalement disparu des murs de la ville, à l’exception, en particulier, d’un superbe derviche sur le mur du « hammam Mounia » dans la médina.

Pour ceux que cela intéresse se référer au Guido n°24, automne 2009. Véritable poète urbain, espiègle ou facétieux, aux clins d’œil critiques ou noirs, à la vision impitoyable de la société, C215 peint, poche ou « graff » plus précisément, des animaux, des scènes de rue. Il dépose tendrement ses personnages jaillis d’une cour des miracles, des portraits de sans abris, mendiants, réfugiés, orphelins, pirate ou sorcière. Tous sont expressifs, inquiétants, souvent enfermés dans leurs espaces. Un cadenas n’est jamais loin. C215 leur dessine une place dans la société, dans la ville ou ses faubourgs, trouve l’endroit qui les abritera et les y fera survivre.

- Musée national du thé
Les gouvernements marocain et chinois ont signé le lundi 18 juin 2012 à Pékin, un accord pour la mise en place d’un musée national de thé à Essaouira. Le projet devrait être réalisé sur une superficie de 2.300 m2, et mettra en valeur des objets d’art sur le thème du thé. L’établissement sera conçu selon des normes internationales, dans le but de valoriser un aspect de notre patrimoine national. Le choix revient à la ville car c’est par le port d’Essaouira que le thé a fait son entrée à la grande époque des échanges commerciaux au 17e siècle.

L’idée de créer ce musée, qui sera ouvert au grand public, est aussi initiée par l’Association Essaouira-Mogador, la ville d’Essaouira et d’autres partenaires. Les deux pays partagent une tradition ancestrale du thé et le Royaume est le premier importateur mondial du thé vert de Chine. La ville a été également choisie pour sa capacité d’hébergement. Par ailleurs, un café virtuel « Swi9a Maghribia » vient d’être créé au bonheur des Marocains de Chine. Ces derniers pourront partager des informations ou se donner rendez-vous. Tout Marocain de Chine, muni d’un iPhone ou d’un téléphone portable fonctionnant sous OS Android, pourra bénéficier de cette nouvelle création en téléchargeant l’application chinoise « Weixin ». Il pourra échanger des messages sous format écrit, audio, ou vidéo et des images sans utiliser son forfait ou consommer ses unités téléphoniques.

- Quartiers menacés d’ensablement !
Le quartier industriel, la nouvelle Sqala et Jrifate sont actuellement sous la menace de l’ensablement à cause des dunes mouvantes situées sur la plage Safi à Essaouira. Le vent soufflant tout au long de l’année ne cesse de déstabiliser les dunes de sable à cause de la suspension des travaux de branchage et de fixation depuis plusieurs années.

La déstabilisation des grandes dunes formant une vraie réserve naturelle protégée (une richesse floristique recelant une diversité de mammifères et une avifaune nicheuse et migratrice et bien d’autres espèces d’oiseaux rares) peut constituer une vraie menace pour le déséquilibre écologique de Mogador qui a sacrifié une grande partie de ce patrimoine naturel répertorié au profit du béton. Pourtant, la ville fut depuis son édification en 1760 soumise à une forte fréquence du vent et à une importante érosion qui n’a pas épargné la forêt les protégeant de la désertification. Un processus de reboisement et de fixation des dunes, comme celui entrepris en 1914 et achevé dans les années 80, nécessite un travail durable d’entretien et de densification pour éviter toute fragilisation des zones dunaires.

Outre la suspension des travaux de branchage et de fixation des dunes, l’on assiste à un retour en force des activités illégales qui étaient toujours à l’origine de la fragilisation des structures dunaires, telle la présence des troupeaux de bétail de façon massive et régulière.

- Andalousies atlantiques
Pour sa 9e édition, le festival célébrant l’art et le patrimoine arabo-andalou se déroulera à Essaouira du 1er au 4 novembre 2012. Organisé depuis 2003 conjointement par l’association Mogador Essaouira et la Fondation des alizés, cette manifestation culturelle a pour objectif de mettre sur le devant de la scène artistique le patrimoine commun du Maroc et de l’Espagne. En plus des concerts organisés durant ces 4 jours de festivités, ce sont également des conférences, débats et ateliers artistiques qui sont organisés dans la cité des alizés.

- Essaouira dans le top 10 des meilleures escales touristiques au monde
La cité des vents n’a pas fini de séduire les voyageurs. Cette fois c’est la chaîne de télévision «Voyages» qui la classe parmi les «10 meilleures escales du tourisme mondial». Considérée comme une «destination du bonheur», Essaouira fait également l’objet d’un reportage inédit dans le cadre de la nouvelle série-documentaire, «tour du monde à la recherche du bonheur». Conçus par le réalisateur Erik Woringer, ces documentaires seront diffusés début 2013 en Europe et aux USA, une excellente publicité pour la cité des alizées.

- L’Agence Urbaine d’Essaouira (AUESS) est le premier établissement public à s’être doté du QR Code au Maroc. La motivation réside tout simplement dans l’article 27 de la nouvelle Constitution. Celui-ci a inscrit dans le texte fondamental le droit d’accès des citoyens aux informations des administrations publiques, des conseils élus et des instances chargées de la gestion de la chose publique. En déployant ce nouveau moyen de communication, l’Agence urbaine oriente aisément l’utilisateur vers des informations en direct : site web de l’agence, évolution des projets en cours, appels d’offres, responsables et coordonnées etc. L’AUESS offre un gain de temps considérable aux usagers, sans aucun coût pour l’utilisateur puisque l’application est gratuite et téléchargeable en quelques instants. Le système renforce le dialogue entre les citoyens et l’Agence urbaine et accélère la circulation de l’information.

Guido : 35 - ZAPPING EN VILLE

L’horloge
Voilà des années que nous attendions que l’horloge de la ville refasse entendre le son de ses cloches. C’est chose faite ! Rénovée en 2012, elle affiche l’heure depuis plusieurs semaines et sonne chaque quart d’heure. Composée de cinq cloches, l’horloge d’Essaouira a toujours rythmé le quotidien des habitants de la ville mais en 1997, le mécanisme s’est arrêté et jusqu’à aujourd’hui, aucun travail de restauration en profondeur n’avait été entrepris. Symbole d’Essaouira, l’horloge, inaugurée par le maréchal Lyautey, qui se trouve dans la médina, à côté de la place Bab El Menzeh, indiquait depuis 1918 l’heure aux habitants de la ville. Des tentatives ont bien été engagées pour retaper l’horloge, mais qui n’ont jamais tenu longtemps. D’importants travaux de rénovation ont été entrepris voici quelques mois et l’horloge fait à nouveau entendre le son de ses cloches pour le plus grand bonheur des habitants de la ville qui évoquent avec nostalgie l’époque où les coups sonnaient le départ à l’école, l’heure de déjeuner etc.…

Les sourires reviennent à chaque évocation la concernant. Le montant de l’investissement est estimé à 1,2 million de DH. Concrètement, deux chantiers ont été menés de front: la réparation de tout le mécanisme de l’horloge et la restauration du bâtiment qui l’abrite. La réparation du mécanisme, très ancien et complexe, de l’horloge a été prise en main par une société de Casablanca. La convention prévoyait de retrouver le même mécanisme qu’avant et cette exigence était primordiale. La restauration du bâtiment permettra d’en faire un nouveau site touristique, l’accès se fera par la pose d’un escalier sur l’arrière du bâtiment. Peut être pouvons nous regretter la couleur choisie pour les barrières du haut de la tour…
L’horloge n’est pas le seul bâtiment mythique de la ville en cours de rénovation. Des travaux sont également menés par la municipalité et le ministère de la Culture dans le bastion de Bab Marrakech. La première grande opération de restauration s’était achevée en 2006. Une première tranche des travaux a été achevée avant le Festival des gnaouas. L’étage et la terrasse ont été aménagés pour en faire un nouveau lieu de concert. Une deuxième tranche des travaux aura lieu pendant l’été. Cette bâtisse était l’un des points de défense majeur de la ville. Des expositions y sont d’ores et déjà programmées.

Attention travaux !
On ne peut qu’admirer les multiples changements et améliorations de la voierie dans la ville nouvelle, pavage des trottoirs, routes goudronnées, plantations sur les ronds points et espaces verts, aménagement de nombreux ronds points, de la ceinture verte etc. … mais on ne peut que déplorer l’état de la médina dont les travaux ne cessent de se faire et de se défaire occasionnant dans de nombreux derb des coupures d’eau incessantes, des débordements d’égouts, des trous dangereux pour les piétons et toutes les gênes possibles et imaginables. Les habitants de la médina font savoir leur colère et les touristes fuient la vieille ville.

Odin a regagné les flots dans le port de la ville après plusieurs mois de restauration. Ce bateau dont je parlais dans le numéro 34 du Guido a fière allure ! Ses deux mats de 12 m et de 8,80m, refaits dans les règles de l’art ont repris leur place.
Le bateau doit rejoindre le port de Brest en Bretagne pour l’édition 2012 des Tonnerres de Brest qui se tiendra du 13 au 19 juillet prochain. La manifestation qui a lieu tous les 4 ans recevra cette année en invités d’honneur le Maroc ainsi que l’Indonésie, le Mexique, la Norvège et la Russie. A cette occasion un stand de 1500 m2 sera installé sur les docks afin de promouvoir le tourisme et la mer au Maroc. D’Essaouira à Brest il n’y a qu’un pas !

Dans la médina - Etranges bas reliefs
A qui sait regarder, fouiner, la médina regorge d’échoppes singulières. Celle d’Abdelmalek Ahouirine en est une. Par ses sculptures ses mains racontent le monde, la vie, le quotidien de la campagne, la ville d’Essaouira et même la guerre. Il chine sur le port et en ramène des morceaux de barques, lourds bouts de bois, de taille variée, parfois lazurés de vert, rouge, orange vif ou bleu. Depuis quarante ans il exprime ses visions dans des bas reliefs aux personnages naïfs, animaux, maisons…
Pas de représentations réalistes, simplement sa vision de l’histoire, motifs en creux, perspectives simulées. Ici c’est la guerre en Palestine ou à Gaza, des chars, des missiles, des soldats. Ailleurs c’est la douceur de la campagne et ses animaux ou la construction des pyramides. Là encore le mellah, ses remparts et les bateaux qui les frôlent. Il a toujours réalisé des bas reliefs, les premières années parallèlement à son métier de menuisier.

Aujourd’hui il travaille dans sa petite échoppe en haut de la place Taraa, dans la ruelle de droite qui redescend vers les souks alimentaires. Inlassablement ses mains s’activent. Son jeune fils l’accompagne quand il n’est pas en classe et lui aussi commence à manier les ciseaux à bois et entretient les réalisations de son père. Abdelmalek exécute ce qu’il veut et vend aux gens de passage ou aux connaisseurs de son art. Nulle autre boutique semblable dans la ville, à découvrir absolument. Notre sculpteur a présenté deux de ses panneaux lors de la dernière exposition Etrange V à l’AFME en février dernier.

On aime les panneaux d’information sur la faune et la flore locales, installés à l’extérieur de la ville, au Sud sur le bord de la route d’Agadir, ainsi que les parkings aménagés et les sentiers pour une découverte de l’oued Ksob ou de la forêt d’arganiers ! Une belle initiative !

Guido : 34 - ZAPPING EN VILLE

Odin un bateau étonnant! sur le port, côté droit dans l’espace réservé aux restaurations, une apparition singulière et inhabituelle à Essaouira !

Odin retrouve une nouvelle jeunesse, mis à quai à la fin de l’été dernier après être arrivé par la mer de Monaco après un mois et demie de navigation.
Fabriqué en Allemagne en 1965, entièrement réalisé en acajou, teck et iroko par un architecte qui en conçu quatre semblables dans ce chantier naval.
Ancien restaurant flottant, son propriétaire actuel, Philippe, décorateur à Essaouira, espère qu’il le deviendra à nouveau.

Le bateau fait 17 mètres de longueur par 5 de large et 1,80 de tirant d’eau. La cabine intérieure sera restaurée dans cette perspective. Pour l’heure les ouvriers navals du port, les charpentiers de marine dont il faut saluer la qualité du travail, œuvrent à remettre Odin en état, refaire des bordées, changer la quille en chêne et la consolider avec de l’inox, une restauration dans les règles de l’art avec les matériaux d’origine.

Ses deux mats, 12 m et 8,80 m seront refaits en lamellé collé toujours à l’identique relayés par deux moteurs Mercédès. La cuisine, toute en acajou est un véritable bijou, pièce de musée à sauver. Un seul credo pour Odin : le refaire comme il est né, avec passion et amour de la part de son propriétaire !
N’hésitez pas à aller voir ce dieu de bois sur la cale et observez la qualité de l’ouvrage des hommes du port, un savoir faire ancestral et magnifique ! Le souffle magique de ce dieu du ciel pousse vers la victoire !

Sardinier à vendre ! De l’autre côté du port, côté construction sur la gauche, un gros chalutier est terminé mais ne trouve plus acquéreur, crise oblige !
Le propriétaire baisse les prix, peut être sera-t-il vendu aux enchères au plus offrant.

Joutiya ou l’art pour tous : brocante, ferraille, vêtements espace caché dans le quartier industriel, gigantesque amoncellement de déchets ménagers, de boiseries et mille autres choses : si vous allez tout au fond derrière les baraquements qui abritent des artistes, des ateliers de bricolage en tout genre, face à la mer, dos aux friches industrielles et surplombant des décharges abandonnées à tout vent, deux panneaux muraux recouverts de morceaux de céramique étonnent ! Morceaux d’art déposés là, anonymes, quasi invisibles aux regards.
Profitez pour faire le tour des ateliers de nos artistes, tout aussi étranges que l’endroit, artistes singuliers qui s’exposent et s’exportent, créatifs et inspirés que vous retrouverez dans l’exposition Etrange V, à l’Alliance franco-marocaine. Dans l’allée centrale, une roulotte ne paie pas de mine extérieurement mais faites les curieux et visitez l’intérieur ! La roulotte est à vendre. Un peu plus loin un bout de maison couverte de mille couleurs de terre, ailleurs des amoncellements de portes et fenêtres abritent un peintre, un sculpteur, un tailleur de pierre, un mini café-crêperie… et mille choses encore !

Les travaux de mise à niveau, assainissement, voierie, aména-gements de jardins et places… d’Essaouira n’en finissent pas.
Les quartiers sont faits, défaits, refaits mais il semblerait d’après les autorités et les rumeurs publiques que cette fois sera la bonne. Le grand chantier est prévu sur trois ans. Déjà des avancées, des changements notoires ; horloge (nous espérons toujours qu’ils y remettent un cadran) et sa porte entièrement renduites et protégées, on regrette juste la belle couleur rose d’origine. Marteaux piqueurs et Cater se relaient dans la rue commerçante de la médina mettant en évidence des débordements d’égouts dans les tranchées : circulation difficile pour les piétons, poussière et gadoue pour les pieds, manque à gagner pour les boutiques mais ce sera tellement mieux ! Comme toutes les vieilles villes, les chantiers en profondeur sont délicats et les sols d’Essaouira faits de sable et de roche sont difficiles à travailler, les risques d’éboulement ne sont pas loin. La nouvelle ville et ses quartiers n’est pas en reste, les routes se bitument, les trottoirs ne sont plus en terre battue, ruelles pavées, rond points créés, aménagement d’espaces publics…plus esthétique et plus propre, personne ne s’en plaint !

Les amis de Thierry, décédé en janvier dernier, tiennent à lui rendre hommage. L’atelier de fumaison, saumon et autres poissons, qu’il tenait avec sa femme dans le quartier industriel de la ville juste après les cimetières fonctionne toujours grâce au travail et au courage de Sophie.

Guido : 33 - ZAPPING EN VILLE

Le Géant a disparu ! Comme un seul homme les habitants de la ville sont en colère et tristes face au massacre du phytolacca du bastion de Bab Marrakech.

Après un appel pour le sauver l’été dernier, il est maintenant trop tard. L’arbre remarquable plus que bicentenaire, mémoire et patrimoine de la ville, est mort. Les larmes coulent devant ce désastre. Le prochain parti écologique en place a probablement inclus la sauvegarde de tous ces arbres centenaires de la ville et pris en considération leur inestimable valeur !

La BBC a tourné au mois de novembre un documentaire dans la ville d’Essaouira. Il s’agit de films retraçant l’histoire moyenâgeuse, des villes d’Avignon et de Venise touchées par la peste. Le tournage en différents endroits de la médina a attiré nombre de badauds et heureux étaient les sélectionnés pour participer à la figuration.
La petite place Taraa du mellah, en haut de la rue commerçante sidi Mohamed Ben Abdallah, revit. Charmante, propre, il est très agréable d’y déjeuner. Deux petits resto du midi se partagent l’endroit côtoyant le vieux café dans lequel on joue aux cartes toute la journée, le vendeur de jus d’orange à la pimpante charrette ou encore, fabricant de zelliges et antiquaire. Un endroit agréable pour déguster de bonnes assiettes originales à petits prix.

La tour de l’horloge de la ville, à l’entrée de la place Chefchaouen est en réfection. Peut être rythmera-t-elle le temps des habitants comme par le passé dans les semaines à venir ?

Par ailleurs l’on s’interroge de voir les deux arbres caoutchouc de la même place dépérir à vive allure. Leurs branches sont arrachées voire coupées n’importe comment. Des arbres plus que centenaires à ne pas abandonner et qui donnent à l’endroit un indéniable charme et un véritable souffle à la ville pauvre en espaces verts.

Nous pouvons constater qu’après avoir perdu son nez, puis sa plaque commémorative, le pauvre Orson Welles est maintenant souillé de jets de peintures marron et verte dans le jardin qui lui doit son nom à l’entrée Sud de la ville. Nettoyage et réparation s’imposent pour ce grand nom du cinéma !

A tous ceux qui l’attendaient et aux autres, le livre d’histoire sur Essaouira dont je vous parlais dans le numéro précédent du Guido est désormais disponible en librairie dans la ville : Essaouira Mogador, histoire d’un destin singulier, André Ménard, éd. La Croisée des chemins/Atlantica, 2011.

Avis aux fouineurs : tous les samedis et dimanche en fin d’après midi, vers 16 heures, un petit marché, dit le « souk de la nuit », se tient dans le lotissement 5, ville nouvelle d’Essaouira. Vêtements de marques européennes (Zara, Décathlon, Sisley etc.), chaussures, bazar textile en tout genre ainsi qu’un stand de vaisselle. Chacun peut trouver son bonheur à tout petit prix, pantalon, veste ou pull, pour les petits et les grands à condition de ne pas craindre ce qui parfois vire à la foire d’empoigne !

A ceux qui s’étonnerait de voir le nombre important de ressortissants Sénégalais dans la ville offrant aux passants tissus bigarrés, statuettes ou poudre de perlimpinpin, il est utile de savoir qu’aucun visa n’est nécessaire pour circuler, dans les deux sens, entre les deux pays. Les Sénégalais résidant au Maroc ont leur association, l’ARSEREM (Association des Ressortissants Sénégalais Résidant au Maroc).

Un résident de la ville d’Essaouira, le comte Philippe Pozzo Di Borgo, fait depuis quelques temps la une des infos cinématographiques et ce n’est visiblement pas terminé ! Le film Intouchables , d’Olivier Nakache et Eric Toledano avec François Cluzet et Omar Sy est le plus gros succès de l’année 2011 au Box Office Français, s’inspire de la biographie du comte.

Pour les amateurs de projections cinématographiques, le café-resto, « La Tête dans les étoiles », situé à l’entrée de la ville dans les bâtiments neufs de Bab Sbaa, hors médina, reprend ses soirées cinéma à thème. Celles-ci se dérouleront désormais le vendredi à 19 heures à compter du 9 décembre et débuteront par les œuvres de Steven Spielberg.

Guido : 30 - ZAPPING EN VILLE

L’ancien fondouk de la rue Zerktouni, du nom de el Karma (traduction de figuier), après le souk aux légumes et à la viande en remontant vers Bab Doukkala et situé sur la gauche, bâtisse à la disposition traditionnelle des pièces et dont la grande cour abrite un figuier bien connu des habitants de la ville sera à vendre aux enchères prochainement. Depuis environ six mois ses portes sont closes et il n’est plus possible d’y faire griller du poisson ou d’y savourer un thé à l’ombre de son figuier plus que centenaire.

A Essaouira plus de deux cents enfants vivent dans la rue ou dans des conditions extrêmement précaires. L’association « Au cœur de l’amitié », méconnue des habitants de la ville, effectue un important travail auprès d’une cinquantaine d’enfants dont les parents sont en grandes difficultés en mettant en œuvre des actions de solidarité en direction de ces enfants. L’association fonctionne tous les jours de l’année depuis 2002 avec régularité, efficacité et en toute discrétion.
La maison qui abrite l’association offre à déjeuner tous les midis à ces enfants qui y reviennent à 16 heures pour un goûter et du soutien scolaire. Les cinq personnes du bureau ont chacune une fonction bien précise en plus des salariés, au nombre de deux, une cuisinière et un homme qui s’occupe des multiples tâches de la maison ainsi que de la formation des enfants et de leur accompagnement à la médiathèque de l’AFME avec qui l’association a développé un partenariat. Les enfants se rendent aux séances de cinéma, à la médiathèque et trois d’entre eux y suivent des cours de français. Les enfants en plus forte difficulté scolaire bénéficient du soutien d’une institutrice rémunérée au siège de l’association. Une bénévole rejoint l’équipe selon les périodes de l’année. Une mission d’éducation, de scolarisation, d’accès aux soins et aux loisirs. Des évènements sont réalisés parallèlement en France et au Maroc en vue de récolter les fonds nécessaires à toutes ces actions. Dons ou parrainage, tout est possible, vous pouvez les contacter.
Bureau : Françoise Belhaoui (068 16 40 87), Aasma Talbi, Marie Claude Zursatz (062 49 56 91),
Ilham Allach, Fouad Takni.
1 rue Chaouia – BP. 608-44 000 Essaouira
Email : aucoeurdelamitie2002@yahoo.fr
www.au-coeurdelamitie.org


Il est à signaler l’essor récent du quartier d’Azlef dans la ville d’Essaouira, vers la sortie en direction de Marrakech. Les immeubles se sont construits, les rues s’aménagent, un rond point également pour une meilleure sécurité des usagers, et les nouvelles boutiques s’y multiplient : boulangeries, charcuteries, supermarchés, restos, offre de services et brocantes ou objets de déco, nouvelle clinique médicale encore ou agences variées. Des offres et des endroits à découvrir ou redécouvrir dans un quartier rendu plus vivant.

L’exposition collective Mosaïque qui rassemble une dizaine de plasticiens se poursuit au bastion de Bab Marrakech.

En cette saison les fraises affichent leur sensualité, rouges, de belles tailles et bien appétissantes sur les étals de nombreux marchands ambulants. A vos assiettes ! Les desserts ou les smoothies à réaliser avec ces beaux fruits sont multiples et variés, tous aussi bons les uns que les autres.

Bruit qui court ? Il semblerait que quasiment la moitié des menuisiers ou ébénistes stoppent leur activité pour prendre des emplois comme celui de chauffeur de taxi. La raison en serait la forte hausse de leur matière première ainsi que sa raréfaction. Plus de bois, plus de travail !

Guido : 29 - ZAPPING EN VILLE

On aime la boutique d’épices qui s’est installée voilà quelques mois dans la rue Ibn Khaldoun. Ses couleurs et ses parfums s’étalent et s’exhalent dans la rue et l‘accueil y est charmant.

On regrette le retrait des sculptures édifiées devant les hôtels Sofitel et Atlas en juin dernier pour le festival gnaoua mais on apprécie celles qui en ont pris la place devant le Sofitel bien que moins visibles.
Loft expo : une friche industrielle a ouvert ses portes à des expositions de peinture, tout au fond de la ville derrière l’annexe de la mairie, au bout de l’autoroute au Nord de la ville. Bonne initiative !

Les Rosalie : une initiative touristique a vu le jour l’été dernier sur la promenade du bord de mer. On ne sait quelle obscure raison l’a fait cesser. Les activités de ce type manquent à la ville. les Rosalie ont donné une ambiance estivale cet été avec les karts, les bicyclettes à 4 roues et les trampolines, les touristes marocains et européens étaient heureux de voir que les enfants n’étaient pas oubliés à Essaouira. Il est dommage que l’autorisation d’exploiter se termine au 15 septembre alors que les touristes viennent toute l’année dans notre ville. Nous espérons un retour rapide de toutes ces animations.

Un avis sur le golf - une touriste golfeuse de passage : « L’endroit est magnifique et la végétation intéressante, ces oliviers, ces griffes de belle-mère… D’un point de vue esthétique la vue est splendide pour les golfeurs et les promeneurs. Le parcours est entretenu, les trous sont protégés du vent ou non ce qui en fait leur intérêt, d’un point de vue du plan technique il est accessible à tous, chacun peut s’y faire plaisir quel que soit son niveau de pratique. Peu fréquenté mais l’accueil y est bon, les caddies sont professionnels et l’on apprécie qu’ils proposent de l’eau à boire sur le parcours. Le vent est une autre manière d’appréhender le parcours, ce n’est pas un handicap mais un intérêt supplémentaire. Un trou, (le numéro est oublié) que l’on aurait aimé avoir à l’envers car tu ne vois le paysage que quand tu te retournes. Les trous 9 et 18, quant à eux, sont un peu trop éloignés du futur club house pour la pause déjeuner avant la reprise. Le puting green et le practice sont extra, il n’y à rien à en dire. Parfaits pour les essais et les échauffements. Un bon point pour les bassins de rétention aux plantes qui purifient l’eau. »

On éprouve de la colère devant l’emplacement des nouvelles constructions des restaurants de Sidi Kaouki en remplacement de ceux qui ont brûlé en juillet 2009. Elles masquent le marabout du village posé sur la plage, raison d’être de la localité et très bel édifice, lieu de pèlerinage chaque année au mois d’août!
Un geste écologique…Afin de lutter contre les incessants mouvements de la dune située à la sortie de la ville qui envahit les environs et recouvre parking, cabane ou route à chaque changement météorologique, des barrières de bois sont en cours d’édification. De la végétation y sera plantée par la suite pour maintenir les sables. De plus, cette dune faisait l’objet d’une destruction systématique par les chevaux, chameaux ou quads, ou marcheurs. Une bonne initiative des pouvoirs publics.

A ne pas rater : l’exposition d’arts plastiques Mosaïque du 18 décembre 2010 au 20 janvier 2011 au Bastion de Bab Marrakech à Essaouira.

Magic Youssef Chouiter notre extraordinaire magicien local organise pour la deuxième fois un festival de la magie à Essaouira. L’an passé sa manifestation, (non seulement festival mais également gala, conférences, concours, exposition) a reçu un franc succès en réunissant une cinquantaine d’illusionnistes du Maroc et d’ailleurs. Il lance un appel à tous les éventuels sponsors pour prolonger et réaliser à nouveau au printemps 2011 ce projet, et nous le soutenons.

La première édition du festival Souffle Magique, du 18 au 21 mars 2010 à Essaouira a connu un succès phénoménal durant quatre jours. Les magazines Annassim (Maroc) et Magicus (France), tous deux organisateurs, ont réussi le pari ambitieux de la qualité artistique et de l’originalité de la programmation tout en innovant avec le Championnat de Magie du Maroc

La 2ème édition, en mai 2011, donnera ses vraies marques à ce festival international qui a l’ambition d’apporter au public marocain et international une programmation originale et de qualité. Une affiche internationale :
Flip (Hollande), Malin Nilsson (Suède), Tamariz (Espagne), Youssef Chouiter (Maroc), Tran (Chine), Olmac (France), CharlErick et Yo (France), Dion (Hollande), Noureddine Bellaoui (Maroc), Youssef Bennani (Maroc), Youssef Jilbal (Maroc), Norbert Ferré (France), Rolty (France), Alsen (Belgique), Anne (France), Xavier Constantine (France), etc.
Marrakech ouvrira le festival du 19 au 22 mai (création artistique, spectacles enfants, gala international, demi-finale Championnat de Magie, expositions affiches et peintures, etc.) qui sera reconduit avec la même affiche à Essaouira, du 26 au 29 mai 2011.

Par la télévision, l’art magique connaît au Maroc une évolution fantastique. Le Souffle Magique va souffler sur les villes de Marrakech et Essaouira un vent d’illusions mélangé de rêves et de rires. Un évènement à ne pas manquer !
Contacts :
Youssef +212 (0)671 491 646,
Didier, président de Magicus +33(0)618 615 841

Guido : 28 - ZAPPING EN VILLE

Place des artistes
La place des artistes et ses commerçants se mobilisent. Les boutiques sont réinvesties depuis peu de temps, surf, antiquités, peintures, produits dérivés de l’argan… De source sûre, après entretien avec monsieur André Azoulay, un projet de restauration de la place devrait débuter à l’automne dans le cadre des travaux de la réhabilitation du Mellah. La place, située à la sortie Nord de la ville à bab Doukkala, est à l’abandon depuis plusieurs années et livrée aux odeurs les plus nauséabondes. Nous souhaitons avec les commerçants qu’elle reprenne vie au plus vite.

Les barques du port
Cet hiver les barques bleues du port désertaient les bassins et se retrouvaient mises à sec et désossées pour cause d’invasion par les moussa, le taret en français, mollusque xylophage. Après avoir subi de considérables dégâts les palangriers semblent être sortis d’affaire pour cette fois encore. Le port était vide cet été, non pour cette raison mais parce que les propriétaires ont emmené leurs embarcations plus au Sud là où la pêche est meilleure. A ceux qui nous posaient la question concernant la fabrication des barques qui serait interdite, il s’avère simplement qu’elle est momentanément stoppée pour cause de quota atteint.

La ville en gris
Les habitants, les résidents, les touristes constatent chaque mois un peu plus que la ville devient grise et perd son côté pimpant et blanc. Il suffit de s’installer au centre de la place aux grains et de lever les yeux. Voilà peu de temps tous les murs étaient blancs, ils sont devenus gris et tristes, la chaux s’efface sous les pluies. L’ensemble de la médina est dans le même état. A quand la volonté de redonner de la lumière à cette si jolie ville et de rendre les rues de la ville nouvelle un peu plus praticables?

Artisanat
Un bon point à tous les bazars d’artisanat qui s’adaptent aux tendances de la mode dans les formes, les couleurs ou les matières, tant dans les vêtements, les accessoires, les bijoux ou les objets du quotidien.