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Guido : 26 - L€ASPHODèLE OU « POIREAU DE CHIEN »

De la même famille que les lys, cette fleur est originaire du Sud, Sud-ouest et Ouest de l’Europe jusqu’à 2000 m d’altitude, ou d’Afrique du Nord.

Bien que n’étant pas une plante particulière au Maroc ou à la région d’Essaouira, elle est représentée en nombre. Le voyageur arrivant de Marrakech pourra s’étonner de la multitude de ces fleurs qui jalonnent les vingt derniers kilomètres avant Essaouira. Cette plante à fleurs possède une prédilection pour les terres calcaires, et peut y former par endroits de véritables prairies.
L’Asphodèle, ou El Berouaga en arabe, n’en possède pas moins de grandes qualités tant décoratives qu’utilitaires.

Comment la reconnaître ? Ses feuilles allongées, en forme de gouttière, sont toutes groupées à la base de sa longue tige. L’asphodèle blanc est une liliacée de très grande taille pouvant atteindre 70 à plus de 120 cm et porte tout en haut une grappe dense de fleurs blanches.
Au Maroc elle commence à pousser dès le début de mois de février, ses feuilles d’un beau vert brillant, sortant alors de terre en laissant pousser au centre une tige drue de fort diamètre couronnée d’un énorme bouton marron bientôt strié de noir et de blanc. Dans les régions de l’Atlas, tout comme en Kabylie, s’y trouve une autre variété à la tige plus courte mais aux fleurs similaires.

La tige va alors, pendant les semaines suivantes, pousser et embellir jusqu’à atteindre sa taille nominale. A ce stade, les feuilles s’étalent au sol sur un rayon de trente centimètres, tandis que la tige peut se ramifier, ou rester unique selon la vigueur de la plante. La floraison débute par le bas du bouton, et se poursuit pendant plus d’un mois jusqu’en haut de la tige, les fleurs situées en bas se fanant au fur et à mesure que les suivantes s’ouvrent. Ce sont des fleurs blanches, mellifères et parfumées, et ornées d’une unique ligne longitudinale, à six pétales de quatre centimètres environ. Les étamines sont couronnées d’anthères orange foncé.
L’asphodèle, après avoir fleuri, produit une grande quantité de fruits ronds de la taille d’une petite cerise, remplis de graines en forme de disques. Sa tige, durant tout l’été, durcit et se dessèche jusqu’à devenir très raide. Ses racines en forme de tubercules allongés, organisés comme une botte de radis, sont brunes et coriaces.
La tige sèche de l’asphodèle, récoltée à la fin de l’été, possède des qualités mécaniques remarquables. On l’employait dans certaines régions pour confectionner des ouvrages de petite vannerie. Longtemps ces tiges furent également utilisées dans la construction de modèles réduits d’avion, car le cœur de la tige est formé d’une moelle aérée et régulière, garantissant la légèreté, recouverte d’une fine peau de fibres longues et ligneuses, qui donne à l’ensemble une étonnante solidité, comparé à son poids très léger.

L’asphodèle peut se trouver sous le vocable de « poireau de chien », « bâton royal » ou « bâton blanc » selon les régions. Il résiste parfaitement aux incendies de forêt (pyrophyte : plante qui peut avoir besoin du feu pour se régénérer), ce qui s’explique par la profondeur de ses racines qui se trouvent entre quinze et vingt centimètres de profondeur, bien protégées par les cailloux. Ce « poireau des chiens » amer et rude, délaissé par les moutons, envahit les pâturages dégradés.

Sa racine tubéreuse contient de l’amidon, et, de ce fait, fut utilisée autrefois dans la panification, en période de disette. Les tiges séchées servent de fourrage et s’utilisent pour la confection d’objets. Les feuilles fraîches étaient utilisées pour soigner les plaies, ainsi que pour éloigner les moustiques. Autrefois c’était un aliment recherché qu’on mélangeait à des figues. Les grappes de fleurs se consommaient comme les asperges. Elle fut aussi récoltée pour nourrir les porcs et s’utilise également en homéopathie. La poisse confectionnée avec l’amidon de sa tige était utilisée par les relieurs et les cordonniers.

Plante des enfers l’asphodèle fleurissait les tombes dans les pays méditerranéens. L’origine de cette coutume remonte à la Grèce antique qui la considérait comme une plante magique : les grecs nommaient une partie des enfers « le pré d’asphodèle » ou « la plaine des asphodèles », lieu ou séjournent les fantômes des morts...

Fleur sacrée des mythologies grecque et romaine, emblème de la résurrection, elle est relatée par Homère dans l’Odyssée qui l’associait aux champs Elyséens où séjournaient les âmes des morts qui se nourrissaient de leurs racines, ou encore par Victor Hugo dans son œuvre poétique. Grecs et Romains croyaient qu’elle guérissait les morsures de serpent et les maladies de la femme.

En Corse, durant les fêtes de la Toussaint, les épis floraux étaient trempés dans de l’huile d’olive, puis allumés et déposés près des tombes.

Espèce classée et protégée en France, sa cueillette en est interdite.