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GUIDO N° 45
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GUIDO N° 44
• EDITO N° 44
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GUIDO N° 43
• EDITO N° 43
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GUIDO N° 42
• EDITO N° 42
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• RALLYE AÏCHA DES GAZELLES 24ÈME ÉDITION DU 14 AU 29 MARS 2014

GUIDO N° 41
• EDITO N° 41
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• RALLYE AÏCHA DES GAZELLES 24ÈME ÉDITION DU 14 AU 29 MARS 2014
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GUIDO N° 40
• EDITO N° 40
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• QUAND L’ART SE DEVOILE AU GRE DU VENT UN RENDEZ-VOUS EXCEPTIONNEL
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GUIDO N° 39
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GUIDO N° 38
• EDITO N° 38
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GUIDO N° 36
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GUIDO N° 28
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GUIDO N° 27
• EDITO N° 27
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GUIDO N° 26
• EDITO N° 26
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GUIDO N° 25
• EDITO N° 25
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GUIDO N° 24
• EDITO N° 24
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• L'HUILE D'ARGAN DE SIDI YASSINE
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• TAJINE D’AGNEAU...
• LA STÈLE DE BIR KOUAT : UN MYSTÈRE ROUGE SUR LE BORD DE LA ROUTE

GUIDO N° 23
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GUIDO N° 22
• EDITO N° 22
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• LE SABRA OU SOIE VÉGÉTALE
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• LA MOSQUEE
• LA MENTHE, L’ABSINTHE
• LES CASCADES DE SIDI M’BAREK
• CÔTES D’AGNEAU AU MIEL...

GUIDO N° 13
• EDITO N° 13
• ZEN RITUELS SPA À L'HEURE BLEUE PALAIS
• ESSAOUIRA, EMBARQUEMENT IMMEDIAT

Guido : 46 - RAMADAN & FTOUR

Que brûlent les péchés ! Le mot ramadan signifie étymologiquement « brûler », parce que ce mois est l’occasion pour les musulmans de se faire pardonner les péchés qu’ils ont commis : le mois de ramadan était à l’origine un mois d’été et la racine « RMD » veut dire en arabe “ être brûlant ”. Ramadan est le nom arabe du 9ème des douze mois de l’année lunaire. Chaque année, il tombe à une date différente, dure 30 jours et les règles qui le régissent, explicites et implicites sont très précises.

Pilier de l’islam, les musulmans se privent de manger, de boire et de toute activité sexuelle du lever au coucher du soleil. C’est une période de recueillement et de compassion, un moment plein de sens et d’évènements d’histoire religieuse de l’Islam. Chaque musulman se doit de traverser cette épreuve, à l’image du prophète Mohammed. L’asthénie et la faim éprouvées durant la journée sont compensées par la nutrition de l’âme faite par le truchement d’actes d’adoration (prières et invocations). Les journées, courtes et fraîches en hiver, deviennent chaudes et interminables l’été au point que la soif devient insupportable.

Coup de canon ! C’est l’heure de la rupture du jeûne. Le ftour est le repas qui, chaque jour, rompt le jeûne, cime la plus haute de toutes les pratiques d’adoration de Dieu. Ce terme désigne aussi la pointe du jour, le moment ultime avant l’irruption de l’obscurité qui définit le moment de la prise du repas, dit en arabe “ FTR ”, qui signifie cassure, séparation, rupture.
On appelle Aïd al-Fitr, la fête qui clôt le mois de jeûne qui sépare le mois de Ramadan des autres. C’est une période chaleureuse et solennelle, de partage ; l’ambiance est à la convivialité et aux échanges, mais aussi un soulagement, une bénédiction après une journée fatigante passée sans eau ni nourriture.

Quand on ne jeûne pas et que l’on observe la ville alentour, le ftour est un moment à la fois inquiétant et surréaliste. Quelques minutes avant le coucher du soleil et avant le chant du muezzin, la ville entière s’accélère : les conducteurs respectent encore moins le code de la route et les piétons pressent le pas, sourds de faim ; nervosité, stress, agitation continuelle sont les maîtres mots de ce moment. Tous les citoyens n’ont qu’une idée en tête : rentrer manger au plus vite, souvent en courant. Et tout à coup, alors que retentit la longue sonnerie indiquant à tous qu’il est l’heure de se rassasier, la ville s’arrête. Plus un bruit. Un silence de mort recouvre la ville, habituellement si bruyante. Le pays entier est plongé dans une torpeur dont il ne sort que progressivement pour entamer la deuxième partie de la journée, plus festive mais toujours teintée de piété. Les premiers échanges sont toujours consacrés au déroulement de la journée, aux sensations ressenties, physiquement et moralement. Les mets préparés dans la journée sont dévorés, engloutis. Les menus au moment du ftour varient peu et restent la plupart du temps très traditionnels : gâteaux au miel (jbakia), harira (soupe), dattes, gâteaux secs (pas de gâteaux à la crème), crêpes berbères (batbout, msemen, barrir), café au lait ou si la saison est automnale lait sucré et avocat mixé.

Le ramadan est un temps fort de la vie sociale. Les membres de la famille se font un devoir de se retrouver pour prendre ensemble le ftour : seuls les épiciers mangent dans leur boutique et de rares personnes isolées dans les cafés. Les longues soirées sont consacrées aux visites, après un temps passé pour certains dans les mosquées à écouter la psalmodie du Coran, ou dans les cafés qui ferment beaucoup plus tard que d’ordinaire. L’ambiance est à la fête. Aujourd’hui, surtout dans les médias, on ne jeûne plus le mois du ramadan mais on le « fête ». Des programmes télévisés animent les « Nuits du Ramadan », sitcoms, pièces de théâtre, concerts, émissions culinaires et humoristiques. Dans les pays du Maghreb, les jeunes profitent de l’occasion pour sortir s’amuser toute la nuit. Il y a là un glissement de la dimension spirituelle du ramadan à une dimension plus festive, plus médiatique.

Ramadan est une période à part, hors du temps, une longue parenthèse dans l’année. Pendant Ramadan, on entre dans une dimension parallèle. La teinte inhabituelle que prennent les choses et un léger ralentissement du rythme de vie indiquent que nous ne sommes plus tout à fait dans le même monde.

Guido : 45 - EDITO N° 45

Pour l’hiver nous laisserons les sentiers battus dans la ville pour nous diriger vers le bout du bout de la plage.

Au-delà de l’oued Ksob, au sud de la baie de la ville, se cache un autre monde, sauvage et immensément ensorcelant. Un peu d’histoire avec dar Soltan et le borj écroulé les pieds dans l’eau, des activités économiques marginales autour de la pêche à pied, un espace sur le sable mouillé au bord de l’eau où divaguent des animaux, vaches ou ânes dû à une résurgence d’eau douce découverte à marée basse où les gens viennent remplir des bidons, une immensité de dunes vierges qui se jettent dans la mer sous l’œil bienveillant des éoliennes de Wassen et du phare du cap Sim.

Des rochers plats découverts avec le flux et le reflux de l’océan qui abritent une faune à mettre l’eau à la bouche et sa pêche à pieds. Des kilomètres de balade, à pieds, en quad, à cheval ou à dos de dromadaire, pour atteindre enfin ce cap mythique, vision mystérieuse et objet de tous les fantasmes vu de la ville. Nous n’oublions pas l’art et les infos sur ce qui se passe dans la cité, manifestations artistiques et travaux d’embellissement.

Un hiver tout en douceur et en couleur et des fêtes dans une atmosphère chaleureuse que nous vous souhaitons excellentes.

Guido : 45 - CLIN D’ŒIL

Je voudrais sans la nommer vous parler d’elle
A Essaouira, depuis 16 ans, elle est fidèle,
Venue de Bretagne, elle se réveille sous le soleil,
C’est elle qui déambule avec son appareil
Dans les ruelles,
Sur le port, sur la plage,
Elle cherche la belle lumière.
C’est elle qui nous donne envie de découvrir,
Qui nous donne envie de la suivre,
Jusqu’au bout, jusqu’au bout.
Je voudrais sans la nommer lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée sur ses deux jambes
Qui traine en liberté où bon lui semble.
C’est elle que vous avez surement déjà croisée,
Ses cheveux blonds ébouriffés,
Ses éternels jeans, de la tête aux pieds,
Son sac à dos en bandoulière,
C’est elle dont vous avez surement lu les brèves.
Je voudrais sans la nommer vous parler d’elle,
Bien aimée dans notre cité enchantée,
Dont elle illumine le magazine tant apprécié.
C’est elle qui rédige, qui photographie,
Et si vous voulez que je vous la présente
Elle s’appelle Sylvie Brignon
Une collectionneuse des Guido
d’après une chanson de Moustaki

Guido : 45 - LES NAUFRAGÉS DU CAP

Loin, très loin du village de pêcheurs en avançant vers le cap, plusieurs naufragés reposent sur le sable, cimetière marin et magique.

Au détour d’une baie c’est « Nuage » qui apparaît le premier, vaisseau abandonné. Parti de Marseille au mois d’août pour une durée de dix mois, et en route pour les Antilles via Agadir, Jean-Marc s’est échoué le 2 octobre en pleine nuit sur la plage non loin des rochers déchiquetés du cap. Une chance dans son malheur il risquait sa vie. « Nuage » a donc arrêté sa course ici, bateau d’aluminium de 12m, un « Beaujolais », qui sera démantelé ces jours ci, trop abimé pour envisager des réparations, après le sauvetage de tout le matériel qui pouvait être récupéré avec les effets personnels de Jean-Marc. Il aura perdu son bateau mais garde le sourire devant la chaleur et le réconfort qu’il a trouvé à Essaouira.
En continuant d’avancer le long des dunes, c’est une tortue géante qui git, dépouillée de sa carapace elle ressemble à un vieux phoque malade. Environ deux mètres de long et probablement en provenance des Açores dont les eaux sont fréquentées par cinq espèces différentes de tortues de mer, sur les sept recensées dans le monde. Celle-ci aura dérivée avec le Gulf Stream pour s’échouer ici, épuisée.

Un creux de rocher et un autre individu surgit. Les ailes pliées, posé et pas farouche, il nous regarde étonné, long bec bleuté et yeux ronds. Blessé, sa course aussi se termine ici dans ce décor du bout du monde. Le fou de bassan ne fréquente habituellement pas ces côtes, une tempête aura fait dévier son vol. Pour les lecteurs du Guido nous avions signalé voilà plus d’un an un groupe d’une dizaine de fous de bassan morts le long des plages de sidi Kaouki, sans doute pris dans une tourmente. Les fous de bassan sont des oiseaux pélagiques, qui parcourent l’hémisphère nord et qui sont surtout visibles en haute mer. Ils se rapprochent des terres en été, le seul site de nidification en France reste les Sept Iles dans les côtes d’Armor.

Le fou de Bassan tire son nom de son comportement : il repère les bancs de poissons au vol, plongeant en piqué d’une hauteur de 30 mètres parfois. En approche finale, il adopte une posture aérodynamique typique (à l’image d’un concorde : les concepteurs s’inspirèrent de cet oiseau pour la posture aérodynamique de l’avion !) lui permettant de rentrer dans l’eau à 100km/h sans se blesser. Il plonge ainsi à 6-7 mètres de profondeur, sous le banc de poissons, avant de remonter vers la surface, traversant le banc au passage et capturant sa proie. Lorsqu’il remonte à la surface, sa proie est généralement déjà engloutie ; d’où son nom de « fou » attribué par les pêcheurs écossais, premiers observateurs de cet oiseau, surpris par ces plongeons spectaculaires et à première vue insensés !

Notre dernier naufragé sera un dauphin. Sans doute échoué depuis un certain temps, du mammifère marin il ne reste que le squelette, une tête, des os et des vertèbres déjà blanchies par le sel et le soleil, sculptures naturelles magnifiques.

Guido : 45 - MOHAMED ZOUZAF

L’art, la peinture, sont omniprésents à Essaouira et dans la région. Dans ce numéro Mohamed Zouzaf sera à l’honneur.

Il fait partie des peintres marocains et souiris sélectionnés pour exposer à l’Institut du Monde Arabe à Paris (IMA). Une œuvre polychrome, circulaire et chargée de calligraphies, de 2012, « Terre, signes et symboles » est donnée à voir aux nombreux visiteurs de l’institut. Mohamed me reçoit chez lui, charmant. Il écoute une émission télévisée sur la chanson française et accompagne les mots d’Aznavour ou Lavilliers. Il adore ! Quelque peu réticent face à l’appareil photo, il a peur d’être copié et ne veux pas montrer ses dernières réalisations. Dans l’entrée, des peaux de chèvre roulées qui seront ensuite marouflées sur bois puis peintes.

Né à Essaouira il y a une cinquantaine d’années, Mohamed, comme de nombreux artistes de la ville, est autodidacte. Il en est fier, tout comme d’exposer à Paris. Et il a raison ! Il peint depuis toujours, dès l’âge de quinze ans, et vit de cette seule activité. Il étudie les peintres occidentaux, s’en inspire tout en recherchant son propre style. Les signes, les symboles, le fascinent. C’est une poésie, une musique, une histoire. La peau de chèvre est une matière noble, affirme-t-il.

Les motifs berbères, africains ou arabes, les personnages, sont peints au brou de noix auquel s’ajoutent de l’eau, des couleurs acryliques. Chaque artiste fait sa petite cuisine. Ses symboles s’envolent, s’entremêlent sur la peau, racontent une foultitude d’histoires lyriques et mélodieuses du monde. Dans l’atelier, discret, il m’explique ses réalisations devant une immense main de fatma colorée et calligraphiée qui le protège.


L’exposition à l’IMA s’achèvera le 25 janvier 2015. En décembre prochain c’est dans la superbe mosquée Hassan II de Casablanca que nous pourrons admirer ses œuvres.

Les tableaux de Mohamed sont peu présents dans la ville d’Essaouira, à l’exception de la galerie de la petite kasbah ou de l’hôtel « Les matins bleus », maison qu’il a occupé avec sa famille avant que ce soit transformé. Plus d’une dizaine de ses calligraphies sont sur les murs de ce joli hôtel. Mohamed Zouzaf a plusieurs expositions en vue, Tanger, Casablanca et a plusieurs fois exposé en France, en Belgique ou encore aux E.U. Un bel artiste talentueux à découvrir.

Guido : 45 - «JEAN-PAUL OF ST. BARTH.», DES BIJOUX « ÉQUITABLES » !

La maison/atelier est simple, colorée, lumineuse et accueillante, comme Jean-Paul. Une visite des lieux, une discussion sur son travail autour d’un café. Non loin, des animaux, chiens ou chats, une atmosphère de paix.

Dans un coin de la maison, une pièce, des étagères, des plans de travail et une multitude de boites de perles, de coquillages, de lanières de cuir, de sabra ou des chaînes d’argent. Dans le salon la table ronde sert également de lieu de montage, les perles colorées roulent. Notre créateur, Jean-Paul, a passé trente ans de sa vie aux Antilles dont cinq à Saint Barth où il a ouvert une boutique « Pain de sucre », qui offre des maillots de bain chics. Sa thématique tourne autour de la mer. Comment rester élégant tout en étant à la plage ? Le concept accroche. Maillots, accessoires, tongues nacrées, chapeaux perlés, bijoux waterproof...

Les idées naissent d’une île lointaine, Tahiti. Une première gamme de bijoux, perles de culture nacrées et lacets de cuir imputrescibles. Sa marque est née de là ! La bijouterie, Jean-Paul connait déjà. Dans une autre vie il a travaillé comme bijoutier-joaillier dans une boutique parisienne avenue Victor Hugo. Un joaillier de la cuisine également, chef cuisinier par le passé, arrivé aux Antilles en 1980, il y ouvre son premier restaurant en 1989. Il poursuit son chemin avec les bijoux et arrive il y a dix ans à Essaouira, les cinq premières années par intermittence, puis s’y installe.

Mais ses bijoux et sa marque garde leur place aux Antilles. Des perles de mer, ici, il rajoute à sa gamme des produits locaux, berbères certains comme les grosses perles d’argent, complète le tout de turquoises, de rubellite… toujours dans un esprit de simplicité, moderne et universel. Des boucles d’oreilles, des colliers sur lesquels se conjuguent des montures d’argent locales, des améthystes, des perles du japon…

Jean-Paul veut rentrer dans l’univers marocain et artisanal. Il dessine des modèles comme sa tête de mort qui a beaucoup de succès, et les fait réaliser à Essaouira. Il côtoie des maâlems de Fès, artisans orfèvres haut de gamme qui œuvrent pour le palais royal en incrustant des pierres sur des bases de thuya, mélange surprenant et splendide qui fascine JP.

Son travail est basé, axé sur l’échange, la découverte. Il côtoie une petite équipe de créateurs de la médina d’Essaouira ou de Marrakech, fait fabriquer d’autres produits tels que des lanières de sabra (soie végétale), d’une extrême finesse. Un bijou nait toujours d’une rencontre. Il réalise des séries de quelques uns puis passe à une autre chose. Une manière de travailler, de vivre, équitable et intelligente.
Le perçage des perles et des pierres est une activité très minutieuse. Il est nécessaire de les tremper pour éviter une fracture. Il prépare les perles chez lui puis effectue le montage dans sa boutique. Sa clientèle est marocaine, européenne, les connaisseurs de perles viennent parfois de loin.
Des cadeaux subtils à prix doux en cette veille de Noël ou simplement pour se faire plaisir dans son magasin de la médina, « Les Trésors d’Essaouira » rue Ibn Roch, à la galerie Spindler aux pieds de la scala rue du Yemen, au restaurant le « Caravane café » ou encore dans la petite galerie de la petite porte de Bab Marrakech, « L’Arbre bleu » rue Chbanate. Plaisir des yeux et plaisir de porter de jolis bijoux délicats signés « Jean-Paul of St barth » !

Guido : 45 - ZAPPING SUR LA VILLE

Travaux toujours
La ville avance et s’embellit ! Le souk aux poissons a été entièrement détruit sur la place, étals, arcades, sol…il est transféré pour une période de 3 à 5 mois aux abords de la prison, hors de la médina.
Les travaux devraient prendre fin aux alentours du mois de mars, le souk aux poissons sera flambant neuf et aux normes d’hygiène, reconstruit plus ou moins à l’identique. Le centre artisanal quant à lui, situé à bab Marrakech, est terminé et les artisans ont pu reprendre leurs activités dans de meilleures conditions.
Les cahutes de bois qui parsèment la cour sont destinées aux associations locales qui y auront leur vitrine. Un point très positif, l’arbre remarquable du centre, le phitolacca dioïca, malgré ses racines mises à mal, repousse doucement. La cour dans laquelle il se trouve a été repavée et les habitants ou visiteurs pourront à nouveau venir se recueillir et l’admirer !! Sa mort programmée avait soulevé nombre de voix en colère voici quelques années !

L’ancien palais de justice datant de l’époque du protectorat sur la place Moulay Hassan, restauré, devient quant à lui un lieu d’exposition. D’autres travaux encore d’envergure à Essaouira de bab Sbaa au bastion de bab Marrakech.
Tout le long des remparts un jardin est en cours de réalisation, des arbres ont été plantés, araucarias et palmiers géants. Des bassins et fontaines sont prévus, un local technique est en cours d’avancement dans le square situé à l’entrée de bab Sbaa.

Aéroport
Le feuilleton des vols sur l’aéroport d’Essaouira continue !! Certains vols disparaissent d’autres pointent le bout de leur nez. La compagnie aérienne low cost EasyJet lancera en mai prochain (ou en juin selon certains bruits) une nouvelle liaison entre Londres et Essaouira, sa quatrième destination au Maroc. Du 1er mai au 4 septembre 2015, la spécialiste britannique du vol pas cher proposera deux vols par semaine entre sa base à l’aéroport de Londres-Luton et Essaouira-Mogador : les départs sont programmés lundi et vendredi à 6h40 pour arriver à 10h20, les vols retours quittant le Maroc à 11h00 pour atterrir à 14h35. EasyJet sera sans concurrence sur cette route, l’aéroport d’Essaouira n’étant desservi que par Transavia France (Paris-Orly) et peut ^tre à nouveau Ryanair (Marseille-Provence).

Pêche
Le point de débarquement de pêche du village de pêcheurs de Tagenza est en activité depuis le mois de novembre. Un plus pour tous ceux qui vivent de la pêche dans la région, un meilleur conditionnement des poissons, des formations, des locaux adaptés et hygiéniques, des conditions de travail nettement supérieures. Fini aussi de remonter les bateaux à l’aide d’un tracteur, d’un dromadaire ou à la main !

Musique
Pianos en fête - une manifestation à ne pas manquer les 29-30 et 31 décembre 2014 à Dar Souiri, avec le soutien de monsieur André Azoulay à l’initiative de Claude Senouf, enfant de la ville.
A Essaouira pour clore l’année 2014, quatre pianistes dont le talent s’apparente à la virtuosité se produiront dans ce bel endroit, Dar Souiri. La douceur de vivre, la sensibilité, le charme et l’immense créativité des pianistes invités se conjugueront pour que ce passage à l’année suivante se passe dans une forme d’apaisement et de bonheur. L’amitié ne sera pas absente de ce projet et elle renouvellera le partage et le rêve d’un monde meilleur. Un petit festival de jazz que nous attendons avec la plus grande impatience !

Exposition
Show room/expo chez Pierre Henry Guerard. Le retour du petit coq pour ceux qui connaissent déjà notre artiste. Après avoir vécu en France, en Espagne, à NYC, PHG, conseiller artistique, peintre et sculpteur est de retour dans notre ville. Engagé dans l’art, il vous invite à découvrir son petit monde envoûtant. A cette occasion sa maison s’ouvre, transformée en show room ! Lieu de création « comme à la maison », chaque pièce sera mise en scène par ses amis créateurs. L’un des lieux les plus insolites du moment ! Couleurs, senteurs…et saveurs d’autres mondes. PHG a sélectionné pour vous une palette de réalisations hautes en couleur ainsi qu’un éventail d’objets d’exception qui accompagnent ce subtil voyage aux douceurs orientales. Pour les habitants de Ghazoua et de plus loin, un petit cadeau de dernière minute, même à 22 heures sur RDV. Inauguration le 6 décembre 2014 et pour un mois d’exposition !

Vandalisme !
« J’étais absolument, sereinement prêt à ne plus jamais quitter Mogador », écrit Orson Welles, impressionné par son séjour à Essaouira, en 1953, pour le tournage d’Othello de Shakespeare. Nous déplorons une fois de plus les dégradations qui sont portées à la sculpture de son visage, dans le square qui porte son nom face au parking du port. L’inscription a disparu, son nez a été cassé voici déjà plusieurs années et la sculpture est une fois de plus taguée ! Un peu de respect !

Barrage
Les travaux du barrage Zerrar ont été officiellement achevés au printemps dernier par la Société générale des travaux du Maroc (SGTM). Les travaux de construction, qui ont débuté en 2008, ont nécessité un budget de 950 millions de dirhams, payés conjointement par le fonds koweïtien, qui a financé 65% du projet, et par l’Etat marocain, pour les 35% restants. Ce barrage aura pour but de faire face aux inondations, fréquentes dans la région d’Essaouira, ainsi que de la fournir en eau potable.

La syangogue Slat Lkahal
Elle est maintenant ouverte aux visiteurs tous les jours sauf le samedi de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 17h30. La visite est gratuite mais les donations sont bienvenues pour mener à bien la restauration des lieux.

A noter
Pour les lecteurs qui se passionnent ou s’interrogent sur le pays Alaouite, un beau numéro du magazine Qantara,magazine de l’IMA, à ne pas rater sur « La construction du Maroc contemporain », numéro 93, octobre 2014. A commander en kiosque à Essaouira ou possible de le trouver dans les kiosques de Marrakech à Gueliz.

Guido : 44 - EDITO N° 44

Après un été où la ville d’Essaouira a battu des records d’affluence, la cité retrouve son calme et un véritable été. Le vent semble avoir pris ses quartiers ailleurs, au grand soulagement des habitués.

Voici enfin venu le temps de profiter de la plage sans le peeling perpétuel du sable ! Aïd el kebir, Andalousies Atlantiques pour le plaisir des sons, un automne en fête ! Plan en main partez à la découverte des portes colorées des zaouïas de la médina, laissez vous conduire ou vous perdre dans les rues de la ville et dans ses différents quartiers à la découverte des superbes portes au gré des ruelles ou des impasses.

Un voyage merveilleux dans l’architecture et les détails ! Les récents lieux de vente ou d’exposition ne manquent pas, les nouveautés et l’originalité se sont donné rendez-vous ! L’art marocain est à l’honneur, suivez le guide ! Combinons la vie dans un esprit découverte que l’on soit en vacances ou au travail, la ville et sa région s’y prêtent !

Guido : 44 - CATHERINE VIEU VOYAGE AU BLED

« J’aime les gens tout d’abord, la vie le mouvement et peindre les bruits et les odeurs. La série Voyage au bled est l’histoire d’une famille franco marocaine qui part en périple à Oujda, qui trace la route la voiture hyper chargée. Ça aussi fait partie intégrante de mon travail, raconter une histoire. Et les grandes plages sont un travail sur la lumière, et le vertige, cette sensation d’être tout petit, cette sensation de tomber dans le vide! Cʼest à partir dʼun slogan publicitaire, « Le vrai luxe cʼest lʼespace » que jʼai eu envie de peindre des morceaux de nature.
Le vide, le contrebas, le vertige, sont des sensations que jʼai eu envie que lʼon éprouve. Une nature brossée et vivante, pleine de mouvement et de son, enlevée et sincère. Le kraft est un matériau extraordinaire, papier dʼemballage, moche, marron terne ….et qui a la propriété de révéler son charme discret.

Plus on sʼapproche de la toile, plus un autre univers se dessine, plus petit et plus profond. Lʼenvie de brosser ces morceaux de nature au rouleau, mʼont forcément amené à peindre lʼocéan, lʼeau. Essaouira est une ville envoutante, pleine d’émotion, de force, de caractère et de grandeur. C’est dans l’air! Elle nous offre une diversité de culture si généreuse et étonnante, que pour le peintre que je suis, elle représente un vrai cadeau! La lumière d’Essaouira est si particulière! »
Diplômée de l’école nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art en 1983, Cath Vieu part à New York l’été 1984 en compagnie des grapheurs de l’époque dont Futura 2000. Elle commence à prendre part à ce nouveau mouvement que l’on nomme la figuration libre. La peinture devient événementielle (peintures en direct derrière des groupes de musiques).

1987 c’est la création de l’usine Ephémère, plus de 50 artistes peignent en direct sur des palissades. 1988 elle part s’installer en Normandie suivie par de fabuleux voisins comme Speedy Graphito, les frères Ripoulins, Philippe Découflè et Guillotel. Elle travail sur de nombreux projets, notamment les feux d’artifices des J.O d’Albertville. L’opportunité s’offre à elle de passer dans un supplément de Globe en compagnie de tous ces amis aussi bien Speedy, qu’Hervé Di Rosa.

Lors d’une exposition sur New York au Barfly, elle utilise pour la première fois de la peinture phosphorescente. L’exposition ayant remporté un vif succès, elle est conviée à différentes émissions de télé et radios, MCM,Canal+, M6, Nova. C’est en 1997 qu’elle travaille pour l’Art en Direct, l’événement lui plait de plus en plus et c’est devant des clients de prestiges comme Guerlin ou BNP Paribas qu’elle exerce son métier devant un public en direct.

Des expositions personnelles jusqu’à celle à la galerie Beaurepaire en 2002, 40 pièces exposées sur le thème de « Voyage au bled ». L’exposition raconte l’exode des émigrés l’été. C’est là que commence sa passion pour le Maroc, la galerie Noir & Blanc de Marrakech va la prendre sous aile. C’est à ce moment que commence un travail sur le Maroc, qui jusqu’à aujourd’hui ne l’a pas quitté.

Une exposition collective est prévue en octobre à la galerie Noir sur Blanc de Marrakech, et elle travaille sur commande pour le musée d’Albi pour les 150 ans de Toulouse Lautrec. En avril une exposition personnelle dans les superbes murs du Riad Al Madina, à Essaouira. Une artiste à découvrir à tout prix et un monde dans lequel il faut se plonger !!

Guido : 44 - HISTOIRE DE FILLES, CHIC & CHOC !

Un concept chic et choc à Essaouira ! Une mise en scène d’un espace de 150 m2 avec une déco différente mais dans un même esprit pour chacune des pièces. Une boutique « comme à la maison », foulards suspendus, fauteuil pas loin pour se poser, coin des enfants etc.…

Une vraie boutique « Art de vivre », lumière et chaleur vous accompagnent au gré des couloirs et des pièces à la découverte des créations marocaines et occidentales, toutes soigneusement choisies. La boutique tourne avec de nouvelles créations régulières, séries courtes et originales et produits rares.

Bijoux, vêtements prêts à porter, meubles, déco. Les t-shirts Khash.urban.styles sont encore à l’honneur chez Histoire de filles, graphisme ou papillons, jolies matières fluides. C’est également du mobilier et de l’art, des lampes « star » comme le triptyque avec Marilyn ou encore des housses de « coussin berbère » par Sissimorocco. Chacune est une pièce unique numérotée et entièrement confectionnée à la main. Parmi les produits encore des ceintures, bracelets, pochettes, sacs à main, le cuir clouté coloré s’expose, très mode. De multiples modèles à découvrir.

Une superbe boutique, conçue comme un comptoir ancien aux multiples facettes, à conseiller vivement, des créateurs, de la décoration pour grands et petits, du mobilier, des bijoux, des vêtements. Première règle, poser et reposer les yeux partout sous peine de rater une découverte ! Un endroit subtil et déco pour ceux qui veulent de l’original! Et surtout un accueil très chaleureux!

Ouvert à la mi août 2014, Le Coin des saveurs prolonge l’esprit comptoir, à deux pas d’Histoires de filles, étagères, armoires, tables et commodes de bois, multiples bocaux aux étranges saveurs. Un autre voyage dans Essaouira. Ce nouvel espace épicerie fine propose une large gamme de produits du terroir marocain ainsi qu’une sélection tendance de vaisselle d’ustensiles de cuisine. 1001 idées cadeaux à tous les prix à partir de 15 Dhs !

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